Un vice-président nommé peut-il devenir président de la république au Cameroun ?

Ce problème jaillit aujourd’hui tout simplement parce que nos dirigeants sont sourds aux propositions de nos partenaires internationaux et aux suggestions de certains citoyens Camerounais comme votre humble serviteur, Stéphane Edzigui.

Lire ici son analyse :

Avant l’élection présidentielle, j’avais proposé au régime de Yaoundé de réviser la constitution pour transformer le régime politique Camerounais en un Régime Présidentiel, où le président irait désormais à une élection présidentielle avec un Vice-président de son choix. Ce dernier pourrait éventuellement le succéder en cas d’empêchement définitif, de décès, de démission…Le Vice-président assurerait ainsi la vacance et la continuité du pouvoir sans aucune ambiguïté liée à la légitimité. Il n’aurait pas de problème pour prêter serment, parce qu’étant un élu.

Comme d’habitude, ils ont botté en touche mes propositions, et ils ont préféré utiliser les 3 petits mousquetaires pour manipuler l’opinion à l’issue de l’élection présidentielle d’octobre 2025.

J’avais également proposé que compte tenu de la forme de l’État, qui est un État unitaire décentralisé, que la priorité soit mis sur le nouveau découpage administratif et les élections législatives et municipales, afin de permettre que les conseillers régionaux soient le produit des élus locaux et municipaux légitimes et nouvellement élus.

J’avais modestement proposé que ces élections législatives et municipales soient organisées avant l’élection présidentielle afin que les débats sur le mandat impératif et sur le tango politique n’aient pas lieu.

J’avais très humblement souhaité que lors de l’élection présidentielle, organisée après les élections législatives et municipales, qu’aucun candidat fiable ne soit écarté de la course et que cette élection soit inclusive.

J’avais enfin souhaité que chaque candidat à cette élection présidentielle soit accompagné d’un Vice-président jeune, vigoureux, intelligent et surtout compétent.

Évidemment, qui suis JE ? Je ne suis rien. Qui peut même écouter un rienton comme moi? Les connaisseurs et savants ont dit au vieux qu’il est mieux de nommer son vice-président pour mieux le contrôler.

Le Pape est venu,il est reparti,on attend toujours le gouvernement et le Vice président nommé. Il va de soi que celui qu’on va nommer sera un instrument de distraction.Il ne pourra pas devenir président de la République du Cameroun.

Ça a été fait à dessein par le NNOM NGUI POUR CONTRÔLER LE MATCH JUSQU’À SON TERME. NE VOUS ACHARNEZ PAS SUR LE PROCHAIN VICE-PRÉSIDENT. IL NE SERA JAMAIS LE FUTUR PRÉSIDENT. DU MOINS,TANT QUE LA CONSTITUTION RESTE EN L’ÉTAT. L’ARMÉE VA T’ELLE FINALEMENT ARBITRER? MONSIEUR BIYA PAUL LAISSERA T’IL UN DAUPHIN ? J’EN DOUTE .

        Mine de rien,ce papa est très fort !

 A- L’EXIGENCE DE LA PRESTATION DE SERMENT

La prestation de serment du Président de la République du Cameroun est un acte juridique et solennel qui marque l’entrée en fonction du Président « élu ».

  1. La base constitutionnelle

L’Article 7 alinéa 1 de la Constitution dispose : « Le Président de la République « élu » entre en fonction dès sa prestation de serment »

C’est une formalité obligatoire ancrée dans la procédure de dévolution des fonctions présidentielles. Sans serment, pas d’entrée en fonction.

          JE RÉPÈTE,CELUI QUI SERA NOMMÉ N’EST PAS SÛR DE DEVENIR PRÉSIDENT.IL SERA L’INSTRUMENT DE DISTRACTION.LE VIEUX VA DÉJOUER TOUS LES PRONOSTICS POUR LE VRAI FUTUR PRÉSIDENT.

            Je sais qui est le futur président du Cameroun,mais je ne dis pas.

  1. Le lieu et acteurs présents à la prestation de serment.

         La cérémonie se déroule en séance solennelle au Palais de verre Paul Biya, siège de l’Assemblée nationale.

           Sont réunis :

  1. Les députés et sénateurs
  2. Les membres du Conseil constitutionnel
  3. Les membres de la Cour suprême

 Le 06 novembre 2025, Paul Biya a prêté serment pour un nouveau mandat de 7 ans après sa réélection du 12 octobre 2025.

  1. La formule du serment.

Le Président de l’Assemblée nationale pose la question rituelle :

« Monsieur le président de la République, vous engagez-vous sur l’honneur à remplir loyalement les fonctions que le peuple vous a confiées et jurez-vous solennellement devant Dieu et devant les hommes de consacrer toutes vos forces à conserver, protéger et défendre la Constitution et les lois de la République du Cameroun, à veiller au bien général de la Nation, à soutenir et à défendre l’unité, l’intégrité et l’indépendance de la patrie camerounaise ? »

Réponse obligatoire du Président « élu » : « Je le jure »

  1. Portée juridique et symbolique du serment.
  2. Acte juridique fondateur: Par le serment, le Président reçoit légalement ses pouvoirs. La formule fait référence explicite à une légitimité populaire conférée par une élection au suffrage universel direct.
  3. Engagement d’honneur : Interaction avec la Constitution et la Loi. C’est un double prisme :

   Symbolique républicaine : acte de légitimation, continuité de l’État, soumission à la souveraineté populaire. Mimique institutionnelle : « théâtre nécessaire du pouvoir » qui transforme l’arbitraire en légitime.

  1. Ce qui suit le serment.

Après « Je le jure », le Président prononce un discours d’investiture. Il y trace la voie des actions qu’il entend mener.

 Exemple : Le Discours du 6 Novembre 2025 : « Je renouvelle mon engagement à rester fidèle aux idéaux qui m’ont guidé… me consacrer entièrement à la mission sacrée confiée par Dieu et le peuple souverain : œuvrer pour un Cameroun uni, stable et prospère ».

  1. Débat actuel : le paradoxe du vice-président

Ce Problème a été relevé par certains acteurs de la société civile et de l’opposition.

 Le Projet de loi n°2094/PJL/P crée un vice-président « nommé » non « élu ». Or la formule du serment invoque une légitimité élective. Si le serment n’est pas adapté, la prise de fonction du vice-président serait techniquement contestable voire impossible. C’est une lacune normative voulue par les seigneurs du pouvoir.

C’est vrai que 2 dispositifs coexistent sans articulation.

         Sur le plan juridique, il y’a anguille sous roche. Mais sur le plan politique, le vieux briscard vous a encore doublé.

          Mes chers compatriotes, sachez que le prochain Vice-président du Cameroun n’est pas celui que vous attendez pour être le futur président du Cameroun. Celui qui sera choisi sera une distraction.

       Soyez vigilants !

         Le futur président du Cameroun sera jeune, philosophe, polyglotte, magicien, il fera des choses qui vont surprendre le monde, il sortira de nulle part, il ne sera pas connu de plusieurs, il sera méprisé et méprisable à première vue, c’est la fiente sortie du ventre de l’oiseau. Il aura l’onction d’un chef, c’est pourquoi il aura son chasse mouche. Ne l’oubliez jamais, il portera un court pagne blanc, symbole de virginité politique et sexuelle. Aucun homme ne serait jamais passé derrière lui. Je dis bien aucun.

Tout ceci à l’air impossible. Mais le MPODOL l’a dit, je le crois !

Stephane EDZIGUI,le MPODOL

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