La frontière Bénin-Niger pourrait rouvrir après plus de deux ans de blocage, sur fond d’examen en cours des modalités entre les deux pays. Cette perspective relance les attentes des milieux d’affaires, qui espèrent un retour progressif des échanges sur un axe commercial central entre le golfe de Guinée et le Sahel.
Depuis la fermeture intervenue fin 2023 dans un contexte de tensions diplomatiques, les opérateurs ont dû revoir leurs circuits d’approvisionnement, souvent à des coûts plus élevés. Une normalisation des flux profiterait d’abord au transport routier, au transit, à la logistique et à l’entreposage, mais aussi à plusieurs activités dépendantes du passage régulier des marchandises et des voyageurs.
Pourquoi la frontière Bénin-Niger reste stratégique pour les échanges
Le premier impact attendu concerne le corridor reliant Cotonou, Parakou et Malanville à Gaya puis Niamey. Avant la crise, le Niger comptait parmi les principaux débouchés du port de Cotonou. En temps normal, le poste de dédouanement de Niamey-Route traite environ 500 véhicules par semaine, avec des pics compris entre 750 et 800 camions lors des périodes de forte activité. Ces volumes ne couvrent pas l’ensemble du trafic vers d’autres villes nigériennes ni les retours à vide, ce qui montre le poids réel de cet axe dans le commerce régional.
Une réouverture bénéficierait directement aux transporteurs, aux propriétaires de flottes, aux chauffeurs, aux ateliers de maintenance et aux fournisseurs de pièces détachées. Les entreprises de fret pourraient relancer des expéditions suspendues ou détournées, tandis que les plateformes logistiques et les entrepôts retrouveraient une partie de leur activité. Les services de manutention, les transitaires et les opérateurs douaniers seraient également concernés, à mesure que les chaînes d’approvisionnement se reconstitueraient.
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