(Agence Ecofin) – Le Bénin a mis en œuvre un vaste programme d’infrastructures comprenant la construction de nouveaux centres de santé et la réhabilitation d’hôpitaux. Le pays ambitionne, d’ici 2030, de se doter d’un système de santé performant, résilient et accessible à tous les citoyens.
Le gouvernement béninois a dévoilé un plan visant à moderniser et renforcer les infrastructures sanitaires du pays, avec une enveloppe budgétaire globale de 11 milliards FCFA (19,5 millions de dollars), selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi 3 juin.
Sur ce montant, 10 milliards FCFA sont destinés au programme d’accès à l’eau potable et à l’électricité pour tous les centres de santé publics qui n’en disposent pas encore. Une enveloppe 1 milliard FCFA est allouée aux hôpitaux publics pour constituer des stocks d’intrants médicaux nécessaires à la prise en charge des urgences vitales.
« Ainsi, les formations sanitaires, sur toute l’étendue du territoire national, seront en mesure de prendre en charge de manière diligente et sans condition préalable tout patient dont le pronostic vital est engagé », souligne le communiqué.
Selon Afrobarometer, le Bénin fait face à un déficit de financement du système sanitaire. En 2024, les dépenses publiques consacrées aux infrastructures et au personnel de santé ne représentaient que 1,1 % du produit intérieur brut, un niveau largement inférieur au seuil recommandé d’au moins 5 % pour les pays en développement.
Pour améliorer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire national, l’État béninois a élaboré et adopté le Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2024-2030. L’objectif est de mettre en œuvre des projets sanitaires, dont la construction de nouveaux centres de santé, la réhabilitation d’hôpitaux existants et l’équipement des infrastructures sanitaires. Ce plan inclut le renforcement du plateau technique des centres hospitaliers et des formations sanitaires.
Doté de 996 milliards FCFA, le PNDS ambitionne de doter le pays d’un système de santé régulé, performant et résilient, basé sur la disponibilité permanente de soins à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, avec la participation active de la population.
Le Conseil des ministres a par ailleurs prescrit l’accélération du programme de supplémentation nutritionnelle, ciblant les 1000 premiers jours de vie, une période cruciale pour la santé et le développement des enfants.
Lydie Mobio
Crédit: Lien source