Dans le Tome 1 de son essai politique et social intitulé « Ce qui est bon pour les Gabonais est bon pour le Gabon », consacré à La lutte contre la pauvreté au Gabon, Franck Nguema dresse un constat sévère sur les origines de la précarité qui touche encore une large partie de la population. L’ancien ministre et ancien député indépendant souligne le paradoxe d’un pays riche en ressources naturelles, où près d’un tiers des habitants vivent sous le seuil de la pauvreté. Pour lui, cette situation n’est ni une fatalité ni une conséquence inévitable de l’histoire, mais le résultat de choix politiques et économiques qui ont favorisé les inégalités.
L’auteur identifie plusieurs facteurs à l’origine de cette pauvreté persistante. La concentration des richesses entre les mains d’une minorité, l’économie de rente, l’accès inégal aux opportunités, l’inefficacité des politiques publiques, ainsi que la corruption. Au cœur de cette mécanique, Franck Nguema place l’impunité, qu’il considère comme le principal moteur de la mal gouvernance. Selon lui, l’absence de sanctions face aux abus et aux détournements alimente un système qui fragilise l’État, réduit les marges d’action publique et prive les populations les plus vulnérables des ressources qui devraient leur être destinées.
La justice sociale comme rempart contre la pauvreté
Pour Franck Nguema, la lutte contre la pauvreté doit être élevée au rang d’idéal national. Elle ne saurait se résumer à des aides ponctuelles ou à des politiques d’assistance, mais doit s’inscrire dans une démarche de justice sociale et de transformation structurelle. L’auteur plaide pour une redistribution plus équitable de la richesse nationale à travers des mécanismes de protection sociale efficaces, capables de soutenir les ménages les plus fragiles tout en favorisant l’autonomie économique des citoyens.

L’essai met également en garde contre les conséquences de l’endettement public, dont le poids croissant menace les équilibres financiers de l’État et la cohésion sociale. Pour sortir durablement de la pauvreté, Franck Nguema appelle à un changement profond de gouvernance et de mentalité, fondé sur la transparence, la responsabilité et la fin de l’impunité. Il défend enfin la transition vers une économie davantage tournée vers la production et les services, estimant que la protection des plus faibles et la bonne gouvernance constituent les conditions indispensables d’un développement réellement bénéfique à tous les Gabonais.

Crédit: Lien source