Une nouvelle attaque meurtrière a frappé le nord-est du Ghana, mettant en lumière les tensions persistantes dans cette partie du pays. Lundi 27 avril, un convoi de civils, escorté par les forces armées, a été pris pour cible par des hommes armés à Binduri, dans la région de l’Upper East. Le bilan provisoire fait état de trois morts et d’un blessé parmi les civils.
Selon des sources sécuritaires, environ 140 personnes étaient sous protection militaire lors de leur déplacement entre Bawku et Bolgatanga, deux localités régulièrement affectées par des violences communautaires. Alors que le convoi progressait sous escorte, des individus armés non identifiés ont ouvert le feu à plusieurs reprises, semant la panique parmi les passagers.
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Face à cette attaque, les soldats ghanéens ont immédiatement riposté. Leur intervention a permis de contenir l’assaut et de neutraliser sept des assaillants, selon un communiqué de l’armée. Cette réaction rapide a probablement évité un bilan humain plus lourd.
Dans la foulée, une opération de ratissage a été lancée dans la zone afin d’interpeller d’éventuels complices. Un suspect en fuite a été capturé après s’être retranché dans une mosquée. Il était en possession d’un fusil automatique de type G3, de deux chargeurs pleins et de munitions supplémentaires. Par ailleurs, dix autres personnes ont été arrêtées et sont actuellement interrogées par les services de sécurité pour déterminer leur implication dans l’attaque.
Les forces armées ont appelé les populations locales à faire preuve de coopération et à ne pas entraver les opérations en cours. Elles soulignent que la collaboration des civils est essentielle pour garantir l’efficacité des interventions et prévenir de nouvelles violences.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans la région de l’Upper East, en particulier autour de Bawku, où des conflits intercommunautaires récurrents alimentent l’instabilité. Malgré les efforts des autorités pour renforcer la présence militaire et sécuriser les axes de circulation, la menace reste élevée.
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Les autorités ghanéennes réaffirment leur engagement à protéger les populations civiles et à restaurer la paix dans cette zone sensible. Des mesures supplémentaires pourraient être envisagées dans les prochains jours afin de prévenir toute escalade de la violence et rassurer les habitants.
Afriksoir
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