GSR-26 : l’ART et l’avenir du numérique

[DIGITAL Business Africa] – Le Cameroun veut désormais peser dans les grandes décisions qui structurent l’avenir du numérique mondial. À travers l’Agence de Régulation des Télécommunications, l’ART, le pays prend part au 26e Symposium mondial des régulateurs (GSR-26) de l’Union internationale des télécommunications, organisé du 12 au 15 mai 2026 à Ankara, en Turquie.

Conduite par le Pr. Philémon Zoo Zame, la délégation camerounaise participe à cette rencontre internationale considérée comme la principale plateforme mondiale de réflexion sur la régulation des télécommunications et de l’économie numérique.

Placée sous le thème « Naviguer à l’ère du numérique », l’édition 2026 du GSR rassemble les dirigeants des autorités de régulation des télécoms et des TIC du monde entier autour des nouveaux défis liés à la transformation numérique. Au centre des débats : la 6G, les constellations satellitaires, l’intelligence artificielle, l’informatique quantique, mais aussi l’adaptation des cadres réglementaires face à l’accélération technologique.

Durant les travaux, les participants ont notamment exploré deux outils stratégiques développés par l’UIT : la Connectivity Planning Platform (CPP) et le Global Economic Model for Spectrum (GEMS). Ces dispositifs permettent d’anticiper les besoins en infrastructures numériques, de mieux orienter les investissements et de renforcer la planification de la connectivité dans les pays émergents.

Pour le Cameroun, ces discussions rejoignent directement les priorités actuelles de l’ART : extension du haut débit, inclusion numérique, amélioration de la gouvernance des données et coopération réglementaire régionale.

Les échanges ont également insisté sur la nécessité de disposer de données fiables pour construire des politiques réglementaires plus prospectives, ainsi que sur le renforcement du Digital Regulation Network (DRN), réseau international dédié à la coopération entre régulateurs.

À travers cette participation, l’ART entend afficher la montée en puissance du système réglementaire camerounais dans les débats internationaux sur la gouvernance numérique. Une présence qui intervient dans un contexte africain marqué par l’expansion de la 5G, l’arrivée des satellites en orbite basse et les enjeux croissants liés à la souveraineté numérique.

Le symposium devrait déboucher sur l’adoption de nouvelles lignes directrices internationales de bonnes pratiques réglementaires, auxquelles le Cameroun contribue également.

En s’impliquant dans ces discussions stratégiques, l’ART cherche à positionner le Cameroun non plus comme simple consommateur de technologies, mais comme acteur engagé dans la définition des futures règles du numérique mondial.

Par Loïc SOUOP


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