« Il y a eu une hausse alarmante des violences basées sur le genre dans le pays, particulièrement contre les femmes et filles, encouragée par l’insécurité persistante et les déplacements de personnes« , a déclaré mercredi le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, lors d’un point de presse.
« Nos partenaires ont recensé plus de 3.000 cas de violences basées sur le genre entre avril et juin cette année, plus de 1.000 étant rapportés pour le seul mois de juin« , a-t-il ajouté.
A lire aussi : Haïti : élections présidentielles et législatives en fin d’année si la sécurité le permet
« Cela donne un total de 5.500 dans la première moitié de l’année, ce qui représente une hausse nette des chiffres par rapport à l’année dernière, quand nos partenaires avaient dénombré plus de 8.000 cas.«
Près de 70% des cas rapportés ces six derniers mois impliquent des viols, dont beaucoup étaient des viols en réunion, attribués à des groupes armés, a-t-il encore expliqué.
Plus de la moitié des victimes étaient des personnes déplacées par la violence des gangs.
Des humanitaires de retour d’une mission en Haïti avaient déjà dénoncé au début juillet l’ampleur « accablante » des traumatismes et des souffrances de femmes et de filles, dont les « corps sont utilisés comme des champs de bataille » par les gangs, qui multiplient notamment les viols collectifs.
A lire aussi : Violences en Haïti : près d’1,5 million de déplacés selon l’OIM
Sur environ 11 millions d’habitants, près de 1,5 million sont déplacés dans le pays à cause des violences, selon une estimation en juin de l’Organisation internationale pour les migrations, soulignant que les attaques ne concernaient pas uniquement la capitale.
Une Force de répression des gangs (FRG) soutenue par l’ONU est en cours de constitution pour venir assister les forces de police locales dépassées. Cette FRG doit à terme compter 5.500 policiers et militaires étrangers, mais le nombre déjà déployé n’est pas connu.
Crédit: Lien source