Hantavirus : le point de la situation en France

L’Hantavirus est un ensemble de virus transmis principalement par des rongeurs infectés qui les excrètent dans leurs urines, leurs selles et leur salive. © 123RF

La France a récemment confirmé un premier cas d’hantavirus sur son territoire, chez une passagère rapatriée après un séjour à bord du navire de croisière MV Hondius. Sébastien Lecornu a annoncé « pour tous les cas contacts, sans exception » une « quarantaine renforcée en milieu hospitalier ».

Depuis avril dernier, plusieurs cas liés à l’hantavirus ont fait leur apparition à bord du MV Hondius international. Des décès sont survenus. Des cas sont confirmés dans différents pays, dont la France. Une passagère française rapatriée a été testée positive et hospitalisée sous surveillance renforcée à l’hôpital Bichat à Paris.

Les autorités françaises ont lancé un suivi de la vingtaine de personnes personnes ayant été en contact avec elle. Elles ont été rapatriées. Elles sont isolées et surveillées. Des tests répétés et une quarantaine stricte (jusqu’à 42 jours) ont été mis en place.

Qu’est-ce que l’hantavirus ?

C’est un ensemble de virus transmis principalement par des rongeurs infectés qui les excrètent dans leurs urines, leurs selles et leur salive. L’être humain peut être contaminé en inhalant des poussières contaminées. Notamment dans des lieux fermés ou peu ventilés, comme un bateau de croisière. La souche qui sévit sur le MV Hondius est la souche des Andes qui se transmet d’homme à homme par contact étroit et prolongé avec les sécrétions (gouttelettes de salive dans l’air, sang, fluides).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que :

  • le virus reste rare,
  • la transmission entre humains est inhabituelle,
  • le risque mondial demeure faible à ce stade.

« Onze personnes ont été diagnostiquées positives au virus dans le monde », a déclaré Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France, lors de la conférence de presse organisée par la ministre de la Santé Stéphanie Rist, mardi 12 mai.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes apparaissent généralement après une période d’incubation pouvant durer plusieurs semaines (4 à 6 semaines).

Les premiers signes ressemblent souvent à une grippe :

  • forte fièvre,
  • fatigue,
  • douleurs musculaires,
  • maux de tête,
  • troubles digestifs.

La durée entre le début des symptômes et l’aggravation est très courte (l’état du patient se dégrade très vite). Le taux de létalité de ce virus est très élevé (40 %). Surtout chez les personnes âgées, fragiles ou qui présentent des comorbidités. Des difficultés respiratoires ou une atteinte rénale peuvent apparaître rapidement. Il n’existe ni traitement spécifique disponible, ni vaccins à l’heure actuelle. Toute la prise en charge repose sur les soins de support, c’est-à-dire traiter les symptômes du patient et le soulager. Il est placé en réanimation pour compenser l’activité rénale, hépatique, cardiaque, pulmonaire… pour éviter que le malade succombe au virus.

Comment se prémunir de l’hantavirus ?

Il faut déjà se prévenir du contact avec les rongeurs et leurs excréments. Se protéger lorsque l’on nettoie un lieu fermé depuis longtemps (cave, grenier…), qui pourrait contenir des poussières contaminées. C’est-à-dire porter des gants, masques… et limiter la présence de rongeurs.

Pour les autorités sanitaires, en dehors de ces cas et pour l’instant, il n’y a pas lieu de porter un masque pour la population générale.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a mis en place deux réunions interministérielles tous les jours à Matignon, pour faire le point sur la situation. Au niveau européen, une coordination s’organise. Ailleurs dans le monde, les moyens de prévention divergent. Aux Etats-Unis, ils sont les plus bas prévus par l’échelle sanitaire.

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