Il souffrait d’une maladie provoquée par les commotions cérébrales au moment de son suicide : le cas du footballeur américain Marshawn Kneeland renforce les inquiétudes autour des sports traumatisants

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En novembre dernier, Marshawn Kneeland, joueur des Dallas Cowboys en NFL, a été retrouvé mort. Le footballeur américain était atteint d’une maladie cérébrale lorsqu’il s’est suicidé, apprend-on ce mercredi 8 juillet. Cette découverte est une alerte de plus pour les sports hautement traumatisants, alors que l’activité de Kneeland à haut niveau est à l’origine de cette santé dégradée qui n’est peut-être pas sans lien avec son décès. 

Forte inquiétude pour les joueurs de football américain, mais aussi de rugby ou les pratiquants de sports de combat. On apprend ce mercredi 8 juillet dans un article de L’Équipe que l’ancien joueur de NFL (la ligue américaine de football américain) Marshawn Kneeland était atteint d’une maladie cérébrale, possiblement provoquée par la pratique de son sport, au moment de son suicide en novembre dernier, à 24 ans seulement. Ce diagnostic vient renforcer l’inquiétude autour des conséquences de différents sports de contact. 

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« Malheureusement, je n’ai pas été surprise de découvrir des signes d’ETC dans le cerveau de Marshawn Kneeland, car nous avons constaté cette maladie cérébrale évolutive chez près de la moitié des sportifs que nous avons étudiés et qui sont décédés avant l’âge de 30 ans », a assuré la docteure Ann McKee, qui dirige le Centre CTE de l’université de Boston, responsable de ces analyses. Ces dernières viennent de l’analyse post-mortem des tissus cérébraux. L’ETC ne peut être diagnostiquée avec certitude qu’après la mort, en raison des analyses que nécessite sa détection.

Les traumatismes crâniens à répétition, cause identifiée de la maladie

Cette maladie se définit comme « une dégénérescence progressive des cellules cérébrales due à plusieurs traumatismes crâniens, généralement chez des athlètes, mais également chez des soldats exposés à une explosion ». Elle a été identifiée, sous un autre nom, chez les boxeurs dans les années 1920. La maladie peut entraîner, entre autres, « changements d’humeur », « modifications du comportement », « troubles de la mémoire », « vertiges et déséquilibres », « troubles du sommeil », « problèmes musculaires », voire « dépression ». Il est impossible de prouver un lien direct entre le suicide de Marshawn Kneeland et sa maladie, mais il est évidemment suspecté.

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Le « defensive end » des Dallas Cowboys avait participé à 18 matchs de NFL depuis sa draft en 2024. Chez 345 des 376 anciens joueurs NFL étudiés par le Centre de l’université de Boston, l’ETC a été diagnostiquée, ce qui renforce naturellement l’inquiétude pour les joueurs en activité qui semblent exposés à ce risque. Dans une moindre mesure, ce risque est étendu aux rugbymen, footballeurs et pratiquants de différents sports de combat, qui subissent pour la plupart des commotions cérébrales plus ou moins fréquentes.

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« Marshawn Kneeland a joué à une époque où les protocoles relatifs aux commotions cérébrales et les casques de protection étaient plus performants. Nous n’avons donc aucune raison de penser que la génération actuelle court moins de risques de développer une ETC que les générations précédentes », a déclaré le docteur Chris Nowinski auprès de L’Équipe. Le problème est connu de longue date puisque, dès 2016, la ligue de football américain la plus célèbre au monde, la NFL, avait versé un dédommagement d’un million d’euros à un groupe de joueurs ayant subi des lésions cérébrales diagnostiquées à la fin de leur carrière.

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