Immobilier : un ensemble de près de 500 logements construit d’ici 2032 sur la Route des plages à Rémire-Montjoly

Décembre 2019, les autorités procèdent à la destruction des maisons du squat Les Manguiers, situé Route des plages à Rémire-Montjoly. L’opération conduit à l’expulsion de 700 personnes, installées sur ce terrain.

Six ans et demi plus tard, sur ce même site, la société nantaise BSVL et ses partenaires ont posé la première pierre du projet immobilier baptisé Horizon, marquant le lancement d’un nouveau programme d’aménagement.

« On sera sur un peu plus de 480 logements, sur une durée de construction de 6 à 7 ans. Et puis désormais, on va laisser la main aux entreprises locales pour la construction de ce lieu », précise Virgine Lecercle, présidente du cabinet de conseil BSVL-WYG.

Un projet revu et encadré par la mairie

Au fil des années, le projet initial a été modifié. À la demande de la municipalité, le nombre de logements envisagés a été revu à la baisse, nous explique le maire de Rémire-Montjoly, Claude Plenet : « La première fois que ce projet nous a été présenté, il y avait à peu près 700 logements. Et moi personnellement, en tout cas avec l’équipe qui m’a entouré ce jour-là, on leur a dit que ce n’est pas possible de se lancer dans une telle opération. Comme ça. Il fallait que les voiries soient suffisamment larges, que le quartier aussi respire un peu, une certaine distance entre les différents bâtiments ».

Après plusieurs réunions entre le porteur de projet et la commune, la version finale prévoit six îlots d’habitat bioclimatique, limités à deux étages maximum.

« On a créé avec la mairie de Rémire en effet des espaces publics, des lieux généreux, créé cette vie de quartier qui va nous apporter demain. On a toute une bande plantée avec en effet des activités sportives ludiques pour tous, des zones de promenade, des grands belvédères pour profiter de la nature autour du site. Et puis on crée aussi un lieu de vie qui va s’appeler les pavillons de la biodiversité. Deux petits pavillons d’environ 400 mètres carrés où on pourra inviter à résidence des associations environnementales de Guyane », rajoute Virgine Lecercle.

Au moins 40 villas seront en accession à la propriété, les autres logements mis en vente. Coût de l’opération : 80 millions d’euros, financés par le porteur de projet via des prêts bancaires. La fin des travaux est prévue en 2032.

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