- Le « Jour du dépassement » arrive cette année le 24 avril, prévient l’ONG WWF France.
- À compter de vendredi, si tous les humains vivaient comme les Français, ils auraient déjà épuisé toutes les ressources que la planète peut produire en un an.
Suivez la couverture complète
Notre planète
La France endettée écologiquement ? Si toute l’humanité vivait comme les Français, dès vendredi 24 avril, elle aurait consommé l’ensemble de ce que la planète est capable de produire en un an et vivrait le reste de l’année à crédit, alerte l’ONG WWF France.
Pour produire de quoi nourrir, loger, transporter les humains et absorber ses déchets, la planète dispose d’environ 1,48 hectare par personne, soit l’équivalent de deux terrains de football. « Un Français en consomme plus du double »
, affirme la section française du Fonds mondial pour la nature. À partir du 24 avril, en France, « nous prélevons davantage que ce que la nature peut reconstituer, que ce soit pour les forêts, les ressources halieutiques, les sols ou la capacité à absorber
le CO₂
«
, détaille l’ONG.
Cette date porte un nom : le « Jour du dépassement ». Elle est calculée chaque année par le Global Footprint Network
, une organisation à but non lucratif américaine qui promeut des outils de calcul de l’empreinte écologique pour faire progresser le développement durable.
La France moins résiliente que certains de ses voisins
En 2026, la France fait légèrement mieux que l’an dernier, quand son « Jour du dépassement » avait eu lieu le 19 avril. Au regard de ses voisins européens, elle se classe néanmoins parmi les pays les plus consommateurs de ressources planétaires devant l’Allemagne (10 mai), le Royaume-Uni (22 mai) ou l’Espagne (4 juin).
Le WWF France « appelle à une mobilisation immédiate »
et cible le projet de loi d’urgence agricole présenté par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard début avril. Une mesure doit permettre le stockage de l’eau pendant l’hiver dans le but d’aider les agriculteurs à faire face à la sécheresse.
« Or, ces infrastructures ne constituent qu’une réponse marginale : même à grande échelle, elles ne permettraient d’économiser qu’environ 2 % de l’eau utilisée par l’agriculture, tout en ayant des impacts significatifs sur les
nappes souterraines
et la biodiversité »
, réagit l’ONG.
Lire aussi
Réchauffement climatique : le dépassement de l’objectif de 1,5°C « inévitable », prévient l’ONU
Pour le WWF France, il est nécessaire de transitionner vers une agriculture « plus résiliente et moins dépendante de l’eau »
et de « réorienter les politiques publiques vers la sobriété et la préservation du vivant »
. Pour faire face aux crises environnementales et climatiques, l’ONG estime que des écosystèmes en bonne santé sont de « véritables alliés face aux crises climatiques »
.
Crédit: Lien source

