Sharon Gonçalves
Charlie Hunnam révèle que sa petite amie a détesté son rôle d’Ed Gein dans la série Netflix car il utilisait la voix sinistre du tueur jusque dans leur quotidien
Le métier d’acteur a parfois des dommages collatéraux insoupçonnés, surtout quand on s’attaque au panthéon du crime américain. Charlie Hunnam, métamorphosé pour les besoins de la troisième saison de la saga de Ryan Murphy sur Netflix, Monstre : l’histoire d’Ed Gein, a partagé une anecdote de tapis rouge qui illustre parfaitement les risques du métier pour la vie de couple.
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Présent à la cérémonie des Critics Choice Awards début janvier 2026, l’acteur de 45 ans a confié que son immersion dans la psyché du tueur qui a inspiré Massacre à la tronçonneuse a sérieusement mis les nerfs de sa compagne à rude épreuve.
Le « Boucher de Plainfield » s’invite au petit déjeuner
Pour incarner Ed Gein, Hunnam ne s’est pas contenté de changer d’apparence ; il a sculpté une identité sonore particulière, une voix d’outre-tombe qu’il a eu le malheur de ramener à la maison. L’acteur a avoué au micro de E!Online qu’il ne parvenait plus à « débrancher » son personnage une fois les caméras éteintes.
« J’alternais entre les deux voix en permanence. Et elle a fini par me dire : « Tu peux arrêter avec cette voix ? C’est un peu trop au moment du petit déjeuner. » »
Une injonction compréhensible quand on sait que Gein n’est pas précisément le genre de figure que l’on souhaite avoir en face de soi pour attaquer ses céréales le matin.
De l’horreur à l’empathie : un rôle difficile à porter
Au-delà de cette gêne domestique, Charlie Hunnam a révélé avoir traversé une véritable crise de conscience avant d’embrasser pleinement le projet. À mesure qu’il plongeait dans les détails macabres des crimes de Gein, le comédien a ressenti un profond dégoût, au point de regretter d’avoir signé.
Il a fallu un long travail de recherche pour qu’il parvienne à voir, derrière le monstre, « un être humain troublé, malade mentalement et isolé de l’intérieur ». Aujourd’hui, malgré les tensions matinales et la noirceur du sujet, Hunnam se dit « content d’avoir accepté ce rôle », estimant avoir réussi à saisir la part d’humanité complexe qui se cachait derrière les actes indicibles du tueur.
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