Présidentielle 2025 : Jean Michel Nintcheu dément des négociations financières entre Maurice Kamto et Anicet Ekane

Le député et coordonnateur de l’Alliance politique pour le Changement (APC) a rendu publique une déclaration pour remettre en cause le contenu d’un livre écrit et publié par Djeukam Tchameni, compagnon d’Anicet Ekane, en prison.

L’argent fait le bruit entre acteurs et partis politiques de l’opposition six mois après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Au soir du 20 avril dernier, le député Jean-Michel Nintcheu, grand soutien de Maurice Kamto lors de l’élection présidentielle de 2025, rend public un texte d’un ton ferme. Il y remet en cause les déclarations de Djeukam Tchameni faite dans son livre intitulé ‘’Anicet Ekane mon compagnon de lutte’’. Ouvrage dans lequel il rend hommage à l’opposant et président national du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie décédé en détention.

Ces propos informent en substance les lecteurs du livre que Maurice Kamto, candidat à la présidentielle, a entrepris des négociations financières avec des partis politiques, en l’occurrence le Manidem. Le but étant obtenir l’investiture. Son parti d’origine, le MRC, étant en difficulté de pouvoir présenter un candidat. Morceau choisi dans l’ouvrage : ‘’Malgré les propositions financières de Kamto et de Nintcheu, Anicet a pris une respectable position de principe’’, relève le député qui dément cela avec vigueur.

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‘’Contrairement à ce qu’écrit Djeukam Tchameni, ni l’APC, ni le MRC, ni le président Maurice Kamto n’a entrepris aucune négociation financière avec aucun parti politique en vue d’obtenir que celui-ci endosse la candidature du Pr Maurice Kamto’’. L’homme politique, ancien cadre du SDF précise que l’Alliance politique pour le changement, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun et Maurice Kamto ont gardé le principe constant : ‘’Aucune transaction, aucun marchandage avec aucun parti politique pour présenter la candidature de notre candidat’’, explique-t-il. Nintcheu assure que ce principe a résisté aux ‘’approches commerciales honteuses de certains aventuriers de la scène politique généralement en mission commandée pour le compte du régime’’.

Ainsi, le coordonnateur de l’APC tente d’attribuer les aspirations financières à d’autres partis et acteurs politiques dans l’intérêt particulier du régime. Ce qui, pour le même processus électoral, renvoie à de possibles transactions financières entre les candidats et des partis empruntés en vue des investitures. Cependant, de telles déclarations ou accusations ne ciblent pas seulement les acteurs d’opposition entre eux, mais ciblent aussi le parti au pouvoir, souvent accusé de verser de fortes sommes d’argent aux opposants lors des élections pour favoriser le maintien au pouvoir de ses cadres et militants.


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