La CTM co-signe l’appel des Présidents de Régions et de Collectivité contre les coupes budgétaires de l’État
La CTM (Collectivité Territoriale de Martinique) a co-signé la lettre ouverte adressée au Premier ministre par l’association Régions de France.
Intitulé « Budget 2027 : ne sacrifiez pas l’avenir ! », ce texte marque une opposition ferme face aux coupes budgétaires imposées par le Gouvernement aux collectivités territoriales.
À travers cette démarche collective, le président du conseil exécutif de la CTM, Serge Letchimy, unit sa voix à quatorze autres présidents et présidentes de Région et de Collectivité de l’hexagone, de Corse et des outre-mer.
L’objectif : alerter de manière solennelle les autorités nationales sur les répercussions profondes d’arbitrages financiers jugés disproportionnés et délétères pour l’équilibre des territoires ultramarins.
Une perte de 235 millions d’euros
Les données chiffrées mettent en lumière une pression financière sur les budgets régionaux.
Les coupes se traduisent par un prélèvement de 1,7 milliard d’euros sur les ressources des Régions pour les seules années 2025 et 2026, entraînant par conséquent une baisse historique de 1,3 milliard d’euros de leurs investissements.
Le dispositif d’apprentissage subit une division par 8 de ses soutiens, ce correspond à une perte de 235 millions d’euros, tandis que les crédits de la formation professionnelle subissent une réduction drastique de 223 millions d’euros.
Cette répartition de l’effort est très contestée par les signataires, qui rappellent que les Régions ne représentent que 11 % des dépenses des collectivités, mais supportent pourtant à elles seules un quart de l’effort budgétaire global qui leur est exigé.
La position de la CTM
Face à ces restrictions budgétaires, le Président du Conseil exécutif de Martinique (CTM), Serge Letchimy a vivement réagi en déclarant :
Toutes les régions sont aujourd’hui sacrifiées au pilori des carences budgétaires de l’État. Ce cri d’appel collectif des présidents et présidentes de Région et de Collectivité est le signe d’une dégradation inédite et grave des politiques publiques, due aux errances budgétaires de l’État. La Martinique n’y échappe pas, malgré les efforts colossaux de redressement que nous avons mis en œuvre. Cette responsabilité assumée mérite mieux qu’un désengagement de l’État. Cette situation n’est plus tenable.
Afin de dénouer cette crise institutionnelle, les présidents et présidentes de Région et de Collectivité demandent formellement une réunion de travail à Matignon avec le Premier ministre.
L’objectif de cette demande : construire ensemble les conditions structurelles du redressement financier, dans le respect de l’ensemble des territoires de la République.
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