Le climat politique en République démocratique du Congo demeure marqué par de fortes tensions autour du débat sur une éventuelle révision ou modification de la Constitution.
Selon des informations relayées par plusieurs sources politiques, les partis de l’opposition réunis au sein de la coalition C64 auraient récemment été reçus par le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, également président du Burundi. Des sources proches de l’opposition indiquent qu’une nouvelle rencontre est attendue à Bujumbura afin d’échanger sur l’évolution de la situation politique en RDC et sur les initiatives envisagées par l’opposition. Ces informations n’ont toutefois pas été confirmées officiellement par les autorités concernées.
Dans ce contexte, la coalition C64 continue de s’opposer à toute initiative visant à modifier ou réviser la Constitution congolaise. L’opposition estime qu’un tel projet n’est pas une priorité nationale au regard des défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.
Une marche pacifique de protestation contre le projet de révision constitutionnelle était initialement annoncée pour le 8 juillet 2026. Selon les organisateurs, cette mobilisation aurait finalement été reportée au 22 juillet 2026, afin de permettre une meilleure coordination et une plus large mobilisation des différentes forces politiques et de la société civile.
De son côté, la majorité présidentielle regroupée au sein de l’Union sacrée de la Nation maintient sa volonté de poursuivre les discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle, malgré les critiques formulées par plusieurs acteurs politiques, religieux et de la société civile.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a, pour sa part, exprimé ses réserves concernant toute initiative de modification de la Constitution dans le contexte actuel. Dans un récent communiqué, l’Église catholique a estimé que les priorités du pays demeurent le rétablissement de la paix et de la sécurité dans l’est de la RDC, où les violences armées continuent d’affecter les populations civiles, ainsi que le renforcement de la cohésion nationale.
Pour Pressenza francophone
Roger seko Raphaël
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