«La France est à nos pieds», «le Taureau a dompté le Coq»… La presse espagnole se moque des Bleus et de Mbappé après l’élimination en demi-finale
REVUE DE PRESSE – Les médias espagnols et internationaux ont fustigé la mauvaise performance de l’équipe de France, facilement éliminée par la Roja en demi-finale du Mondial.
Au lendemain de la cuisante défaite de l’équipe de France face à la Roja en demi-finale de la Coupe du monde ce mardi (2-0), la presse espagnole ne s’est pas privée de critiquer la piètre performance des hommes de Didier Deschamps, qui n’ont pas vu le jour face à ceux de Luis de la Fuente, plus que jamais dominateurs.
Le quotidien AS a sans doute été le plus virulent en estimant que «le Taureau avait dompté le Coq, une fois de plus. La France est à nos pieds. Nous avons sapé le moral du coq français, son blason, et même ses cris médiatiques. Nous sommes leur kryptonite», se réjouit le journaliste Tomas Roncero. «Les quatre attaquants français se sont montrés inefficaces, manquant d’espace et d’avantages, incapables de percer la défense. Les appels de Mbappé dans le dos de la défense étaient toujours en retard et hors-jeu, Olise a eu peu d’impact et Dembélé n’a jamais été démarqué».
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Marca s’en est également pris au quatuor offensif tricolore, complètement dépassé après un début de Mondial de rêve. «Le ballon leur glissait entre les pieds, leurs touches de balle étaient d’une maladresse enfantine. Chaque perte de balle révélait la véritable nature du jeu français. La bonne nouvelle pour l’Espagne était que leur meilleure attaquante était Barcola». Le quotidien ibérique a dénoncé la faiblesse du milieu de terrain des Bleus, loin de «la France des années 80. Le modèle, incarné par Platini, maître du terrain, était de conserver la possession jusqu’au coup de sifflet final. Ils hypnotisaient l’adversaire, et les attaquants évoluaient dans une classe à part», comme l’Espagne de 2026…
«La France à genoux»
«La France, aplatie et surprise, ne se montra dangereuse que lors des rares incursions de Mbappé. Les prestations de Dembélé et Olise la firent paraître bien faible. C’était le 14 juillet et la fête nationale était espagnole. Une leçon inoubliable», savoure encore Marca. Même son de cloche pour Mundo Deportivo, qui évoque «démonstration de maîtrise». Le journal généraliste El País, a dénoncé une équipe de France «sans la moindre idée de comment renverser la situation. Les Français privilégient la vitesse de l’athlète individuel, fulgurante. Les Espagnols, eux, maîtrisent la vitesse du ballon, qui surpasse celle de n’importe quelle paire de jambes, même celles d’Usain Bolt, présent dans une loge VIP.»
Pour El Mundo, la Roja a mis «la France à genoux». «Les quatre attaquants, Mbappé , Olise, Dembélé et Barcola , ont passé le plus clair de leur temps à courir après le ballon, ce qui est évidemment épuisant et frustrant». Avant de s’envoler dans une tirade à la gloire des hommes de Luis de la Fuente : «Comment expliquer que l’Espagne ait déstabilisé la France, la toute-puissante France, l’inaccessible France, la majestueuse France, et l’ait dissoute, désintégrée, joué avec elle comme un chaton avec une pelote de laine. Elle a joué au chat et à la souris avec elle, la lui montrant et la lui reprenant, le tout sous les « olés » d’un public stupéfait, abasourdi de voir comment l’Espagne avait laissé la favorite, l’inaccessible, la toute-puissante France les mains vides, absolument vides».
En Italie, La Gazzetta dello Sport y va fort, avançant que la France avait été «anéantie, la plus médiocre et insignifiante de l’histoire de la Coupe du monde. De retour chez elle après s’être bercée d’illusions et avoir fait croire à tout le monde que la Coupe du monde serait la sienne. Sans Kylian Mbappé, disparu soudainement, et sans tous les autres». Outre-manche, les médias ne sont pas beaucoup plus cléments. L’ancien international anglais Chris Sutton a déclaré sur la BBC que «l’Espagne avait scalpé la France, elle l’a écrasée. Nous avons tant encensé la France durant ce tournoi, mais elle a été balayée par une Espagne d’une élégance rare. Globalement, la Roja a dominé et surclassé les Bleus.»
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