la HALC & le Parlement : une Journée axée sur la sensibilisation des parlementaires à la lutte contre la corruption

La Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC), en partenariat avec le Parlement congolais a organisé, la 7 août 2026 à l’hémicycle de l’Assemblée nationale de Brazzaville la Journée parlementaire sur le thème : « Enjeux de la lutte contre la corruption ». La cérémonie a été présidée par le Deuxième Secrétaire de l’Assemblée, l’honorable Pascal Leyinda, en présence de la Deuxième Secrétaire du Bureau du Sénat, la vénérable Elisabeth Mapaha, des parlementaires et des cadres de la HALC. 

A cette occasion, Madame Stéphanie Gibaud, Conférencière, Auteure, spécialiste en Formation, Relation Publiques et Communication a fait un exposé relatif au sujet.

Cette Journée parlementaire était marquée par une conférence animée par Madame Stéphanie Gibaud, experte internationale engagée contre la fraude fiscale et la corruption. Dans son exposé devant les parlementaires des deux Chambres, l’experte manifeste une volonté assurée pour la protection des lanceurs d’alerte afin d’infliger des sanctions appropriées des auteurs de corruption et réinstaurer l’éthique dans cette bataille au centre de ce combat qui gangrène à travers le monde.

Soulignons que cette rencontre constitue un cadre privilégié de réflexion et d’échanges sur un enjeu majeur de gouvernance, de transparence et d’intégrité dans la gestion des affaires publiques.

En effet, Madame Stéphanie Gibaud, experte internationale reconnue pour son engagement dans la lutte contre la corruption, a partagé son expérience, son expertise sur cette problématique d’intérêt mondial.

Ouvrant ladite conférence-débat, le président de la séance, l’honorable Pascal Leyinda, en sa qualité de Deuxième Secrétaire du Bureau de l’Assemblé a dévoilé l’objet de la rencontre.

« La Haute Autorité de Lutte contre la Corruption nous a fait l’honneur de nous intégrer dans ce programme de sensibilisation sur la question délicate de la corruption. En invitant Madame Stéphanie Gibaud, experte internationale en la matière, à nous partager son expérience à travers un bref séminaire. C’est donc avec un réel plaisir qu’au nom de l’honorable Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Isidore Mvouba, que je souhaite la bienvenue au Parlement, à la délégation de la Haute Autorité de lutte contre la corruption, ainsi qu’à notre conférencière, Madame Stéphanie Gibaud », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs exprimé les sincères remerciements à Monsieur le Président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption, Monsieur Emmanuel Ollita Ondongo, pour l’attention qu’il ne cesse d’apporter aux parlementaires, dans son action, dont les résultats fondent l’espoir de tout le peuple congolais.

En effet, « notre pays fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Je voudrais ainsi rassurer la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption que le relais sera fait tant à l’emploi des parlementaires, qu’à celui du gouvernement, j’ai cité les populations de notre pays », a tenu à rappelé l’honorable Pascal Leyinda.

A travers ce séminaire sur la sensibilisation des parlementaires face aux ’’enjeux de la lutte contre la corruption’’, l’experte prône une protection des lanceurs d’alerte, notamment dans les entreprises et l’administrations publiques pour une dissuasion réelle contre la corruption. « Je suis reconnue être la première lanceuse d’alerte en France sous la loi Wasermann (loi n° 2022-401 du 21 mars 2022, qui vise à améliorer la protection des lanceurs d’alerte en France) et la loi Sapin. Elle transpose la directive européenne de 2019 et élargit la définition du lanceur d’alerte, assouplit les conditions de signalement et renforce l’interdiction de toutes formes de représailles, donc je suis la première à avoir le statut de lanceuse d’alerte en France, et je suis en même temps ce qu’on appelle collaborateur du service public, puisqu’avec les dénonciations et le lancement d’alerte que j’ai effectué il y a 20 ans, précisément en 2007-2008, j’ai collaboré avec des fonctionnaires d’État français », a signifié Madame Stéphanie Gibaud, première lanceuse d’alerte de France.

« La corruption, c’est un mot qui fait très peur. Donc il faut promouvoir des actions citoyennes, des actions positives. Être pour l’éthique, être pour de bonnes pratiques, être pour les lanceurs d’alerte, être pour la transparence et débattre de ces sujets au quotidien, impliquer les gens. A mon avis, ce qui est important, c’est l’éducation. On doit sensibiliser les enfants dès la plus jeune classe, dès la plus jeune enfance. Et si on travaille sur les enfants, qui vont forcément grandir et être les adultes de demain, donc on prépare une nouvelle société avec un nouvel état d’esprit. Ce qui est primordial, c’est cette culture de l’éthique. Cette culture de l’éthique et la culture de la transparence, nous en avons parlé pendant quatre jours avec les personnes que j’ai pu voir à la HALC. Comment est-ce qu’on explique que les pays scandinaves soient les plus transparents. Les pays scandinaves, c’est là où il y a moins de corruption, moins de vols à main armée, là où il y a le moins de ce qu’on appelle la délinquance en col blanc. En fait, tout est question de culture. En tout cas, il y a une culture. Et que cette culture, elle va à chacun de son niveau, chacun avec son pays, chacun avec ses moyens, chacun avec sa volonté, sa bonne volonté, peut permettre des choses. Donc moi, les enfants, c’est quelque chose qui me sensibilise beaucoup. Donc, chacun à son niveau, dans l’entreprise, doit être responsabilisé. Chacun doit être formé », a-t-elle expliqué avec force détails.

Il sied de signaler que, c’est la vénérable Elisabeth Mapaha, la Deuxième Secrétaire du Sénat qui, au nom du président de cette Chambre haute, a clôs les travaux du séminaire sur la sensibilisation des parlementaires congolais à la lutte contre la corruption.

 

A noté que Madame Stéphanie Gibaud, après avoir échangé avec les parlementaires, s’est rendue au siège de la HALC où elle s’est prêtée aux question de la locale et internationale. Au cours de laquelle elle a expliqué l’objectif premier de sa venue à Brazzaville, en République du Congo. « J’ai tout d’abord participé à une action de formation de quatre jours avec les agents et cadres de la Haute Autorité de la Lutte contre la Corruption, qui s’est terminée hier jeudi 6 août 2026, à l’initiative de son président, Monsieur Ollita Ondongo. C’est une première visite pour moi à Brazzaville et je suis vraiment particulièrement heureuse du contenu des échanges que nous avons eus lors de ces quatre journées de formation », a révélé Madame Gibaud, appréciant du reste, la qualité des échanges et la pertinence des thèmes abordés, surtout, l’assiduité des cadres de la HALC.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

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