La route de Richard Coles vers une nouvelle Haïti

Matière à réflexion :

1- La nation haïtienne, imprégnée de la théorie du complot, sans cesse trahie par ses propres dirigeants – sans aucune vision nationale de progrès et sans aucun leadership éclairé – est aujourd’hui plongée dans, je le dis fort, la plus profonde crise de confiance de son histoire : la méfiance entre les dirigeants et les dirigés, entre les dirigeants eux-mêmes et entre les dirigés eux-mêmes. Pour s’en sortir, on doit se parler, s’écouter, s’apprendre, se comprendre et s’entendre sur l’essentiel : l’intérêt national.

2- En dépit de ses causes internes et externes et de l’internationalisation des problèmes nationaux dans ce monde interconnecté, notre problème national est, avant tout et par-dessus tout, national. Il ne peut être vraiment résolu que par nous, la nation haïtienne, toutes classes, races, couleurs, religions et idéologies confondues.

3- Haïti – vu l’état de son État failli et sa décomposition politique, économique et sociale – n’est pas réformable ; toute réforme ne serait qu’un pansement sur une plaie béante, des rustines sur des pneus crevés partout : pansman pap fè anyen pou java a ; kawotchou peyi a pa kab pran patch ankò.

4- Haïti nécessite une profonde transformation ou une révolution, le mot qui fait peur, préférablement et possiblement pacifique.

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