L’Amazonie régule l’humidité du sol en Amérique du Sud avec l’intelligence artificielle et l’évapotranspiration
La Amazonie joue un rôle crucial dans la gestion de l’humidité du sol dans de vastes zones d’Amérique du Sud, soutenue par des technologies d’intelligence artificielle. Cet écosystème, l’un des plus influents au monde, agit quotidiennement en absorbant et en libérant de l’eau à travers l’évapotranspiration, générant de la vapeur qui se transforme en nébulosité et, finalement, en pluie.
Des recherches récentes ont mis en évidence l’importance de l’Amazonie dans la régulation du climat régional. En utilisant des outils numériques avancés, il a été démontré comment cette grande forêt impacte l’humidité du sol dans des régions éloignées, même à des milliers de kilomètres de distance.
L’Amazonie et son influence sur l’humidité du sol sud-américain
Une étude internationale, publiée dans Nature Communications, souligne comment la végétation amazonienne est fondamentale pour la disponibilité de l’eau en Amérique du Sud. Grâce au transport atmosphérique de l’humidité, la forêt contribue à l’équilibre hydrique dans des zones situées à des centaines de kilomètres.
Le Laboratoire de Traitement d’Image de l’Université de Valence fait partie de cette recherche, qui révèle comment l’Amazonie influence la stabilité climatique du continent, aidant à atténuer les effets néfastes de la déforestation et du changement climatique.
L’étude identifie les principales routes atmosphériques qui permettent le déplacement de la vapeur d’eau depuis l’ouest et le nord de l’Amazonie vers des régions agricoles comme le Mato Grosso et le Paraná. Ces corridors sont essentiels pour la connexion d’écosystèmes distants et le maintien du cycle de l’eau.
L’évapotranspiration est le processus clé par lequel les arbres libèrent de la vapeur dans l’atmosphère, influençant les précipitations et l’humidité du sol dans des zones éloignées. La végétation amazonienne représente environ 15 % de cette influence, le reste dépendant des caractéristiques des zones émettrices.
Un modèle d’apprentissage profond a été développé par l’équipe scientifique, dirigée par Feini Huang et avec la collaboration de Gustau Camps-Valls, professeur à l’Université de Valence. Ce modèle surpasse les méthodes traditionnelles en intégrant des données de vents et de précipitations pour prédire la circulation de l’humidité avec plus de précision.
Les conclusions suggèrent que la relation entre végétation et humidité varie selon le type d’écosystème. Dans les forêts humides, la perte de couverture végétale peut intensifier les sécheresses, tandis que dans les zones semi-arides, une augmentation de la végétation peut initialement améliorer l’humidité du sol.
Cette méthodologie est vitale pour anticiper les effets du changement climatique sur le cycle de l’eau en Amérique du Sud. La collaboration de scientifiques d’Espagne, d’Allemagne, de Chine et des États-Unis renforce la position de l’Amazonie en tant que régulateur climatique crucial.
L’étude souligne la nécessité de conserver l’Amazonie en raison de son rôle dans la régulation de l’eau et du climat, mettant en avant le potentiel de l’intelligence artificielle pour améliorer la compréhension de ces processus fondamentaux.
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