Trident Energy déploie au Congo son modèle éprouvé en Guinée équatoriale pour redynamiser les champs pétroliers matures et valoriser les talents locaux.
La compagnie pétrolière et gazière indépendante Trident Energy confirme sa stratégie d’expansion en Afrique centrale en appliquant son savoir-faire à des gisements matures en République du Congo. Après l’acquisition en 2025 de participations stratégiques dans plusieurs champs pétroliers, l’entreprise s’apprête à y répliquer un modèle qui a déjà fait ses preuves en Guinée équatoriale : inverser le déclin de la production d’actifs vieillissants, optimiser la rentabilité et promouvoir l’expertise locale au sein de ses opérations. Cette approche, qui contraste avec le désengagement parfois observé chez les grandes compagnies sur des actifs jugés non stratégiques, démontre comment des opérateurs de taille intermédiaire peuvent créer une nouvelle valeur à partir de portefeuilles existants. Le Congo devrait ainsi bénéficier de cette dynamique pour stabiliser sa production et maximiser les rendements de ses infrastructures offshore.
Une position stratégique sur les zones matures du Congo
L’entrée de Trident Energy sur le marché congolais s’est matérialisée par l’acquisition d’une participation de 85 % en tant qu’opérateur dans les champs de Nkossa et Nsoko II, complétée par une participation de 21,5 % en tant que non-opérateur dans le champ de Moho-Bilondo et de 15,75 % dans celui de Lianzi. Sur les projets qu’elle opère, la société entend augmenter la production en revitalisant les puits existants tout en procédant à de nouveaux forages d’exploration.
Les champs de Nkossa et Nsoko, qui comptent une trentaine de puits, ont démarré leur production respectivement en 1996 et 2006. Avec des licences valides jusqu’en 2039 et 2040, Trident Energy dispose d’une visibilité à long terme pour prolonger la durée de vie de ces actifs, s’inscrivant ainsi en parfaite adéquation avec les objectifs de production nationaux du Congo.
L’exemple probant de la Guinée équatoriale
Le succès des opérations de Trident Energy en Guinée équatoriale constitue un cas d’école en Afrique sur la manière dont l’efficacité opérationnelle peut inverser la tendance au déclin des gisements matures. Suite à l’acquisition d’actifs auprès de Hess Corporation en 2017, la compagnie a mis en œuvre une stratégie d’optimisation agressive. Sur les sites de Ceiba et du complexe d’Okume, en production depuis 2000 et 2006, les efforts ont porté sur l’amélioration des installations de surface, le forage d’intercalation et l’exploration de proximité.
Les investissements ont été conséquents : 57 millions de dollars ont été consacrés à Okume Central pour améliorer l’injection d’eau et la capacité électrique. Trident Energy y a également installé les toutes premières pompes électriques submersibles du pays, optimisant l’intégrité des puits et les débits. Le système de « gas lift » du champ de Ceiba a été modernisé et une nouvelle campagne de forage en eaux profondes a été lancée. Les résultats sont tangibles, avec une augmentation de la production de 37 %. Ce retour d’expérience constitue une base solide pour les projets congolais de l’entreprise.
Le développement des compétences locales, un pilier stratégique
Ce qui distingue l’approche de Trident Energy est l’intégration du développement des compétences locales au cœur de sa stratégie opérationnelle, bien au-delà d’une simple obligation réglementaire. En Guinée équatoriale, l’entreprise a massivement investi dans la formation technique et des programmes de leadership pour permettre aux ressortissants nationaux d’accéder à des postes de direction. L’exemple de Bienvenido Nguema Envo, ancien de Trident aujourd’hui directeur général de la compagnie pétrolière nationale GEPetrol, témoigne du succès de cette politique.
Cette stratégie de développement durable inclut la promotion de la mobilité interne, l’investissement dans les chaînes d’approvisionnement locales et la mise en place d’un système de gestion de l’apprentissage pour accélérer le transfert de compétences. Il est attendu que ce modèle soit reproduit au Congo, à mesure que Trident Energy y intensifiera ses activités.
« Trident Energy a démontré que les actifs africains matures peuvent rester compétitifs à l’échelle mondiale lorsque les opérateurs allient rigueur technique et engagement sincère en faveur du développement des talents locaux. Le Congo n’a pas seulement gagné un opérateur expérimenté ; il a gagné une entreprise qui sait comment créer de la valeur à long terme grâce à l’efficacité, au développement de la main-d’œuvre et à un investissement soutenu dans l’expertise africaine », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber (AEC).
via Press Agence.
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