Le fléau Ebola au Congo : un médecin américain évacué regarde ses collègues mourir

Résumé de l’article

Évacué du Congo après une exposition à Ebola, un médecin missionnaire américain assiste depuis Prague à la mort de ses collègues restés sur place, révélant la violence sanitaire de l’épidémie.

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Au moment où Patrick LaRochelle s’apprêtait à quitter la République démocratique du Congo avec sa femme et leurs trois enfants pour quelques semaines de repos aux États-Unis, un simple message WhatsApp a tout fait basculer. « Ebola est là. »

Le médecin américain, interniste et pédiatre missionnaire installé depuis des années dans l’est congolais, a immédiatement compris ce que signifiait cette alerte. Les morts inexpliquées observées depuis plusieurs semaines à l’hôpital où il travaille à Bunia, capitale de la province de l’Ituri, prenaient soudain un sens glaçant.

Le virus était revenu. Aujourd’hui placé en isolement dans une chambre spécialisée à Prague après une évacuation médicale d’urgence, Patrick LaRochelle reste asymptomatique. Mais pendant qu’il attend de savoir s’il développera la maladie, plusieurs collègues restés au Congo commencent déjà à tomber.

L’un d’entre eux, un médecin congolais qu’il désigne simplement sous le nom du « Dr Blaise », est mort pendant son entretien avec le Washington Post. « On se sent impuissant », confie-t-il.

Un système médical débordé

L’épidémie actuelle d’Ebola dans l’est congolais dépasse déjà le millier de cas selon les données relayées par le quotidien américain. Les structures sanitaires locales peinent à suivre.

Le médecin décrit des hôpitaux débordés, du savon et des gants en quantité insuffisante, des procédures sanitaires impossibles à appliquer dans des établissements saturés où plusieurs patients partagent parfois les mêmes espaces.

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