Le Ghana salue les déclarations du pape Léon XIV, qui reconnaît l’implication de l’Église catholique dans l’esclavage et la traite transatlantique

Le Ghana « accueille chaleureusement les déclarations du pape, qui a reconnu et s’est excusé pour le rôle joué par l’Église dans la légitimation et le maintien de l’asservissement des Africains et de la traite transatlantique des esclaves », a déclaré le gouvernement dans un communiqué diffusé le 26 mai. Il salue également un « acte de courage moral » de la part du pape Léon XIV.

Le Ghana, qui fut l’un des épicentres de la traite transatlantique, a porté une résolution, au nom de l’Union africaine, qualifiant la traite des esclaves africains de « crime les plus grave contre l’humanité ».

Léon XIV, premier souverain pontife à reconnaitre le rôle de l’Église dans l’esclavage et la traite transatlantique

Dans son encyclique Magnifica Humanitas (lettre adressée à l’ensemble de l’Église catholique, NDLR), publiée le lundi 25 mai, le pape Léon XIV s’exprime sur les nouvelles formes d’esclavage et reconnaît « le retard avec lequel l’Église et la société ont condamné le fléau de l’esclavage ».

Il a rappelé « que le souvenir de la complicité et de l’aveuglement d’hier face à l’injustice de l’esclavage devient pour nous un appel à la vigilance ». C’est la première fois qu’un souverain pontife reconnaît explicitement l’implication institutionnelle du Vatican dans la traite négrière et l’esclavage.

Selon l’Unesco, la traite transatlantique a duré plus de 400 ans, entre le XVe et le XIXe siècle. Entre 15 et 20 millions d’Africains ont été emmenés de force vers les Amériques et les Caraïbes.

 

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