Le ministre britannique du Commerce prône un rapprochement dans la tech entre la France et le Royaume-Uni
Le ministre du Commerce britannique Peter Kyle a plaidé mercredi pour un renforcement des liens économiques entre la France et le Royaume-Unis, citant particulièrement le domaine de la technologie.
Anciennement hostile au Brexit et grand partisan d’un renouveau des relations commerciales entre son pays et l’UE, le ministre britannique s’est entretenu lors du G7 Commerce qui se tenait à Paris mardi et mercredi avec le commissaire au Commerce de l’UE Maros Sefcovic et avec son homologue français Nicolas Forissier.
« Dans les deux cas, il y a la volonté d’explorer le potentiel qui découle d’un partenariat avec le Royaume-Uni », a souligné le ministre. Alors que la France est le quatrième partenaire commercial de la Grande-Bretagne avec quelque 120 milliards d’euros d’échanges annuels, une relation déjà « très ancrée », M. Kyle a estimé qu’il y avait en Europe « la capacité de faire tout ce qui se faisait dans la Silicon Valley, mais en le faisant de manière vraiment européenne ».
« C’est ce que nous explorons entre la France et le Royaume-Uni », a-t-il dit, indiquant que les deux pays étaient « impatients de mettre sur la table des opportunités enthousiasmantes », mais que bien sûr, ils « ne négociaient pas en public ». Il a ajouté ressentir « de la frustration » en voyant qu’il y avait des entreprises valorisées à au moins mille milliards de dollars aux États-Unis, au Japon, en Chine, mais « aucune sur le continent européen ».
Avec Nicolas Forissier, « nous avons parlé en détail des opportunités technologiques et de l’excellence dont la France fait preuve dans le domaine des technologies », a souligné le ministre. Les deux hommes ont aussi discuté « de certaines des entreprises émergentes qui ont aussi une présence dans [les] deux pays ». Il a cité la banque Revolut, l’entreprise d’intelligence artificielle Synthesia côté britannique, ou la start-up française dans l’IA Mistral. « Cette vague technologique et cette vague d’opportunités dans l’IA sont quelque chose que la France et le Royaume-Uni devraient pleinement explorer », a-t-il insisté.
Outre les technologies, M. Kyle a aussi souligné « l’ampleur de l’économie » française, avec « un ensemble d’activités économiques beaucoup plus vaste sur lequel bâtir », la richesse des relations historiques entre les deux pays constituant « un formidable tremplin ».
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