Le président-directeur général (PDG) de la compagnie aérienne Corsair, Pascal de Izaguirre, s’est dit plus inquiet face au coût du kérosène, que face à l’éventualité d’une pénurie, ce lundi 20 avril 2026, sur BFM Business. Interrogé sur la conséquence la plus grave de la guerre au Moyen-Orient pour le transport aérien, il a répondu : « c’est vraiment l’impact économique de l’augmentation du prix« .
« C’est très simple : par rapport au niveau auquel était le kérosène avant le conflit, les prix évoluent entre deux fois et deux fois et demie ce niveau (…). Le kérosène représentait environ 25% du total des coûts d’une compagnie aérienne. Et là, il évolue entre 40 et 45%. »
Pascal de Izaguirre
Quant à une éventuelle pénurie de carburant, faute d’importations depuis les pays du Golfe, Pascal de Izaguirre, également président de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM) se dit, par ailleurs, attentif.
« C’est une situation que nous suivons de très près, en liaison avec les pouvoirs publics. En général, nous avons six semaines de visibilité devant nous (…). L’État a des stocks stratégiques pour trois mois, ce qui nous permet quand même de tenir, de voir venir et de passer l’été tranquillement. »
Pascal de Izaguirre
Quoi qu’il en soit, « on peut quand même espérer que le conflit aura été réglé d’ici là« , a avancé le patron de Corsair.
Cette compagnie a des atouts dans cette crise, a-t-il affirmé.
« Nous avons un réseau de destinations qui est resté à l’écart des zones de conflit, et qui n’a pas été affecté (…) par des modifications de routes qui se traduisent par des allongements, donc des consommations supplémentaires. »
Pascal de Izaguirre
Il a cité « des destinations du bassin méditerranéen, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, qui sont toujours les grands vainqueurs des vacances (…) les Antilles, extrêmement dynamiques, même La Réunion, l’île Maurice« .
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