Le Tchad prévoit d’envoyer 1 500 effectifs en Haïti, a déclaré la présidence dans une lettre adressée aux législateurs et diffusée lundi, dans le cadre de sa contribution à une force de sécurité soutenue par l’ONU qui vise un effectif de 5 500 hommes d’ici cet été.
CHIFFRES CLÉS
o Quelque 400 personnels tchadiens se trouvent déjà en Haïti, précise la lettre, après le déploiement d’un groupe le 1er avril aux côtés d’un nouveau chef de la force, laquelle a été restructurée à la fin de l’année dernière.
o Le Tchad prévoit d’envoyer deux bataillons de 750 hommes chacun pour une période de 12 mois à compter d’avril, ajoute la lettre.
o Environ 1 000 soldats avaient été précédemment déployés, principalement des policiers kenyans, mais aussi des effectifs plus réduits provenant d’une poignée de pays d’Amérique centrale et des Caraïbes.
o Bien que la force, basée sur le volontariat, n’ait atteint que 40% de sa taille initiale prévue de 2 500 hommes, cet objectif a été porté à 5 500 en octobre dernier. Certaines troupes ont commencé à se retirer.
o Des responsables de Mongolie et du Sri Lanka ont rencontré la police haïtienne la semaine dernière, mais n’ont pas confirmé de chiffres.
CONTEXTE
o Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé pour la première fois le soutien à une force de sécurité multinationale pour aider la police haïtienne à combattre les gangs en octobre 2023, mais celle-ci n’a atteint qu’une fraction de sa taille prévue, a manqué de fonds et a obtenu des résultats limités.
o Depuis lors, le nombre d’Haïtiens déplacés par le conflit est passé de 133 600 à plus de 1,4 million, et des milliers de personnes ont été tuées alors que les gangs s’emparaient des zones rurales autour de la capitale, laquelle reste largement sous le contrôle d’une alliance de gangs connue sous le nom de « Viv Ansanm ».
o Les autorités haïtiennes ont reporté les élections à plusieurs reprises en raison de l’insécurité. Les dernières élections dans le pays remontent à une décennie.
o Certains membres de la force soutenue par l’ONU ont été impliqués dans des affaires d’abus sexuels, selon un rapport des Nations Unies.
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