l’éclosion offensive de Yannick Holmes

Si vous cherchez un joueur de baseball heureux ces jours-ci dans le Circuit intermédiaire de la Vallée de Miramichi, regardez du côté de Yannick Holmes des Acadiens de Caraquet.

Holmes, qui a porté les couleurs des Aigles de Tracadie de 2012 à 2022, profite du changement de décor pour connaître sa meilleure saison offensive en carrière.

Non seulement frappe-t-il pour la première fois de sa carrière au-dessus de ,300, mais sa moyenne de ,344 le place au 17e rang de la ligue parmi les joueurs revendiquant un minimum de 20 présences au bâton. Il domine d’ailleurs chez les Acadiens avec 34 apparitions officielles au marbre.

Des chiffres pour le moins éloquents quand on sait que sa moyenne en carrière avant son arrivée à Caraquet se chiffrait à ,204.

«Le changement d’air a fait du bien, avoue Holmes. Ici, j’ai la chance de jouer chaque match et je suis utilisé au cinquième ou sixième rang dans l’alignement des frappeurs.»

«Je n’ai jamais été réputé pour mon offensive, mais pour je ne sais quelle raison je frappe la balle plus solidement cette année. Mais au baseball, plus tu joues et plus tu deviens bon. Et ces temps-ci, je trois de mieux en mieux la balle. L’autre jour, j’ai même réussi deux simples contre Olivier Gendron, des Dodgers de Dalhousie, qui est pourtant l’un des meilleurs lanceurs de la ligue», raconte le baseballeur de 29 ans.

C’est à la suite de quelques conversations avec certains porte-couleurs des Acadiens que Holmes a demandé sa libération des Aigles, ce printemps.

«Plusieurs gars m’ont approché parce qu’ils voyaient bien que je ne jouais presque pas à Tracadie. Ils m’ont tous dit que je devrais venir jouer à Caraquet, où je serais certain de jouer régulièrement. Les Acadiens m’offraient aussi de jouer à ma position préférée, au troisième but. Moi, ma force, c’est mon jeu défensif. C’est ma grande qualité. Je n’ai pas le meilleur bras, mais il n’y a pas beaucoup de balles qui parviennent à passer», dit-il.

«Je suis reconnaissant que les Aigles m’aient permis de me joindre aux Acadiens. Je n’ai rien de négatif à dire au sujet des Aigles, bien au contraire. D’ailleurs, il n’est pas dit que je ne retournerai pas avec eux dans l’avenir. Mais en attendant, je suis heureux avec les gars de Caraquet», souligne-t-il.

Outre le fait de jouer sur une base régulière, il apprécie également de voir de près le vétéran Yan Rail, pour qui il ne tarit pas d’éloges.

«Il est tout simplement incroyable. Il a 40 ans et il continue pourtant de s’améliorer. Il ne ralentit pas. Chaque fois que c’est lui qui est au monticule, les gars sur le terrain ont tous confiance de gagner. Quand Yan lance, nous pouvons battre n’importe quel club de la ligue. C’est dommage que nous n’en ayons pas un autre comme lui», mentionne Yannick Holmes.

En bref…

Contrairement à la majorité des joueurs de baseball, Yannick Holmes a commencé sur le tard. Il a disputé son premier match au niveau bantam. «J’étais gêné dans le temps et je ne connaissais personne dans le club. Je savais toutefois qu’ils avaient tous beaucoup plus d’expérience que moi. Ils avaient tous, pour la plupart, commencé au niveau t-ball. Et bien à ma première présence au bâton, dans un match disputé sur un terrain de balle molle à Caraquet, j’ai cogné un circuit. Frédéric-Denis Benoit, qui était mon coéquipier dans l’équipe, m’en parle encore», indique-t-il en riant…

Plus jeune, Holmes a aidé la Péninsule acadienne à remporter une médaille d’argent dans la discipline du tennis aux Jeux de l’Acadie de 2011 à Petit-Rocher. Jolin Mallet, également avec les Acadiens, comptait parmi ses compagnons de jeu. «Nous avons perdu en finale contre Chaleur qui avait dans leurs rangs le joueur de hockey Justin Haché», se remémore-t-il…

Journaliste de carrière, Yannick Holmes couvre les nouvelles quotidiennes pour le compte de la Super Station CKLE…

Il y a quelques années, et cela pendant six saisons consécutives, Holmes a fait la description des matchs du Titan d’Acadie-Bathurst sur le web…

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