Les Bleus battus par la Côte d’Ivoire : la défense française en question

Si l’équipe de France possède une armada offensive impressionnante, sa ligne arrière, privée pour l’heure de William Saliba, présente des failles constatées lors du premier match de préparation au Mondial-2026 perdu face à la Côte d’Ivoire 2-1, jeudi 4 juin à Nantes.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. William Saliba, le défenseur central d’Arsenal, installé à droite de Dayot Upamecano en équipe de France depuis l’Euro-2024, concerné par la finale de la Ligue des champions perdue par les Gunners samedi face au PSG, n’a pas participé à la rencontre contre les Éléphants à la Beaujoire.

« William va bien »

Arrivé seulement mardi à Clairefontaine en compagnie des cinq joueurs parisiens, ses bourreaux en Coupe d’Europe, il était prévu que l’ancien Marseillais ne rentre pas en jeu lors de la première rencontre de préparation des Bleus.

D’autant que l’état de son dos, fragile et mis à mal durant la finale de C1, a fait parcourir un frisson lundi parmi les suiveurs des Bleus qui se sont demandés si Saliba n’allait pas devoir déclarer forfait pour le Mondial.

Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, a coupé court à toutes les rumeurs en martelant que « William (allait) bien ». Et si Saliba n’a pas participé à l’entrainement de veille de match mercredi sur la pelouse de la Beaujoire, il était bel et bien présent pour enchainer quelques passes légères avec ses coéquipiers lors de l’échauffement juste avant la rencontre jeudi. Sans rentrer en jeu.

Défense difficile pour Ibrahima Konté

Et son absence durant la partie s’est cruellement fait sentir. Notamment au regard de la prestation livrée par Ibrahima Konaté qui l’a suppléé à Nantes.

Le défenseur des Reds qui quittera Liverpool la saison prochaine, probablement pour le Real Madrid, sort d’un exercice délicat en Premier League où il a l’habitude de jouer à gauche.

Contre la Côte d’Ivoire, même en première période au plus fort de la domination française et avant que les multiples changements ne désorganisent profondément le fragile équilibre pensé par Deschamps, Konaté a semblé souvent sur la corde raide, prêt à rompre sous les assauts fulgurants des attaquants ivoiriens.

Upamecano, son partenaire de la charnière centrale, a souvent joué les pompiers de service, et sans un arrêt décisif de Mike Maignan sur une frappe du Monégasque Simon Adingra (41e), la défense bleue aurait craqué avant la mi-temps et son remaniement en profondeur à la pause.

Associé en seconde période à Maxence Lacroix, brillant lors de la tournée de mars aux Etats-Unis et qui a remplacé Upamecano, le placement de la défense centrale n’a pas été optimale sur l’égalisation ivoirienne de Guéla Doué (1-1, 53e).

Des incertitudes

Les deux centraux ne sont pas le seul problème de Didier Deschamps en défense. Sur les côtés, si à droite, la hiérarchie semble établie entre le Barcelonais Jules Koundé, titulaire en puissance, qui a limité par intermittence l’influence de l’ailier ivoirien Yan Diomandé, et son remplaçant Malo Gusto, en retard sur le but du 2-1 d’Amad Diallo (84e), rien n’est encore figé à gauche.

Les deux postulants, Théo Hernandez, qui a débuté face aux Éléphants, et Lucas Digne, rentré en seconde période, présentent deux profils différents: la créativité au plus jeune des frères Hernandez, la fiabilité au défenseur d’Aston Villa.

Mais aucun des deux, dans leur domaine de prédilection, n’offre pour l’heure de garanties suffisantes pour faire l’unanimité. Et les alternatives ne sont pas légions.

A droite, le milieu Warren Zaïre-Emery a montré sa polyvalence avec le Paris-SG cette saison pour suppléer avec maestria Achraf Hakimi, la référence à ce poste, mais à gauche, Lucas Hernandez qui est revenu à ses premières amours cette saison au PSG, évolue en défense centrale chez les Bleus depuis plusieurs années.

Didier Deschamps a assuré mercredi qu’il avait déjà en tête l’équipe qui débutera le 16 juin face au Sénégal pour l’entrée en lice de l’équipe de France lors du Mondial-2026.

Après le premier match à Nantes, quelques doutes ont dû poindre à propos de sa défense, mais une certitude également: les Bleus ne peuvent pas se passer de Saliba.

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