« Les enfants de la Soufrière, 50 ans après » : France 3 se replonge à l’heure de

8 juillet 1976. Un épais nuage de cendres engloutit les villes de Saint-Claude et de Basse-Terre, en Guadeloupe. Tandis qu’elle vit sous sa protection, la population a vécu dans sa chair la menace que représente la Soufrière, le volcan le plus haut des Antilles, qui doit à l’île d’être sortie de l’océan. Surnommée « vyé madanm la », soit « la grande dame » en créole guadeloupéen, elle est un géant de la nature ambivalent. Elle offre à la fois des océans forestiers et des terres nourricières, mais fait planer le risque perpétuel d’un violent réveil.

Dans le documentaire « Les enfants de la Soufrière, 50 ans après » diffusé ce lundi 6 juillet à 23 h 10, France 3  revient sur l’événement qui a marqué ce territoire et convoque le souvenir de l’éruption survenue cinquante ans plus tôt auprès des Guadeloupéens et Guadeloupéennes qui l’ont vécue.

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De l’exode à la solidarité

Ils et elles retracent le fil de la catastrophe, qui a propulsé des blocs de 100 tonnes hors de la bouche du volcan et plongé le territoire dans la fumée. Si l’éruption n’a pas fait de mort, elle a provoqué le chaos sur la partie sud de la Basse-Terre et mené à l’évacuation à la hâte de 25 000 personnes, puis de plus de 73 000 autres, sur ordre des autorités régionales.

Certains témoignent avoir été frappés par « le bruit d’un Boeing qui décolle », d’autres se souviennent : « On entendait les voitures passer mais on ne les voyait pas tellement il faisait noir. » Séparées, certaines familles recevaient des nouvelles de leurs proches grâce à des annonces à la radio. Certains s’exileront en Grande-Terre, l’autre partie de l’île, où ils seront surnommés « les magmas ». « On était considérés comme des envahisseurs. » Mais la solidarité qui s’installera alors entre les Guadeloupéens a laissé des traces 50 ans plus tard. La partie sud restera inoccupée trois mois durant.

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Le documentaire de 52 minutes loue aussi les bienfaits de ce territoire, où le sol volcanique est synonyme d’abondance mais où la prudence est désormais de mise. Des équipes de volcanologues scrutent au plus près l’activité de la Soufrière pour éviter de faire courir à la population de nouveaux risques. Un regard fascinant sur un événement qui a marqué tout un territoire, là où « la Soufrière est un dragon qui souffle en permanence, lâchant parfois ses flammes dans des excès de colère ».

France 3, 23 h 10

 


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