Les États-Unis imposent des restrictions de visa aux responsables ayant « saboté la paix au Soudan du Sud »

Merve Gül Aydoğan Ağlarcı

12 Mai 2026Mise à jour: 12 Mai 2026

AA / Canada / Merve Aydogan

Les États-Unis ont annoncé mardi des restrictions de visa visant des membres du gouvernement de transition du Soudan du Sud, les accusant de saper les efforts de paix et d’entraver un accord de cessez-le-feu historique.

« Ces individus ont sapé la paix au Soudan du Sud, notamment en entravant l’accord de cessez-le-feu et en se livrant à la corruption qui a alimenté le conflit », a déclaré le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott.

Les restrictions, imposées par le secrétaire d’État Marco Rubio, ciblent des responsables liés à l’accord de paix bloqué signé durant le premier mandat du président Donald Trump.

Le communiqué indique que des organismes d’enquête ont documenté comment des responsables et entités corrompus, y compris Crawford Capital, Ltd., auraient détourné des fonds publics et volé une aide étrangère destinée aux citoyens ordinaires du Soudan du Sud.

Réaffirmant l’engagement de Washington envers le peuple sud-soudanais, le communiqué précise : « Les États-Unis continueront de soutenir le peuple sud-soudanais, qui souhaite vivre en paix et dans la dignité. »

« Nous continuerons à utiliser tous les outils disponibles pour dénoncer et promouvoir la responsabilité des membres du gouvernement de transition, des responsables des SSPDF (Forces de défense du peuple du Soudan du Sud) et d’autres individus qui volent le peuple sud-soudanais et menacent la paix », ajoute-t-il.

Le Soudan du Sud, le plus jeune pays du monde, a obtenu son indépendance en juillet 2011 mais est tombé dans la guerre civile en décembre 2013 après que le président Kiir Mayardit a limogé le vice-président de l’époque, Machar, l’accusant de comploter un coup d’État.

Machar est placé en résidence surveillée depuis mars 2025 et fait face à de lourdes accusations, notamment de meurtre, de trahison et de crimes contre l’humanité.

Malgré l’accord de paix de 2018 et la formation d’un gouvernement d’unité transitionnel, les affrontements et tensions politiques persistent.

Les combats entre les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud et l’Armée populaire de libération du Soudan en opposition (SPLA-IO), dirigée par Oyet Nathaniel, vice-président du SPLM-IO, se sont intensifiés depuis décembre dans le nord de Jonglei.

Les tensions ont augmenté en 2025, révélant de profondes divisions au sein du gouvernement de transition établi sous l’accord de paix de 2018. Les affrontements ont été signalés pour la première fois en janvier dans l’État de l’Équatoria occidentale et se sont étendus vers le nord.

*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz

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