Les Hexagonaux en Guadeloupe, séduits par les «privilèges cocotiers»: «Ils ont le salaire majoré mais le coût de la vie est le même pour tous»
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Lorsqu’elle arrive en Guadeloupe pour travailler à l’Insee en tant que statisticienne il y a 3 ans, Valentine Chieze, 28 ans aujourd’hui, tombe sous le charme de la culture créole, de belles plages de sable blanc et des sentiers de randonnée foisonnants. «Très clairement, mes week-ends ressemblent à des vacances», confie-t-elle sur la plage de Bois Jolan, à Sainte-Anne. En plus de ce cadre magique, la jeune économiste profite également d’un avantage confortable: une prime de surrémunération de 40%, liée à la vie chère, dont tous les fonctionnaires bénéficient là-bas, qu’ils soient Guadeloupéens ou issus de la France hexagonale.
Chaque année, des fonctionnaires (ou contractuels) de l’Etat quittent l’Hexagone pour rejoindre les outre-mer. Parmi eux, certains enchaînent les affectations et réalisent des sauts de puce d’un outre-mer à un autre, comme Valentine Chieze. Avant la Guadeloupe, elle a vécu un an à Saint-Pierre-et-Miquelon. A la fin de l’été, après son CDD de trois ans en Guadeloupe, la Parisienne rejoindra les cinq archipels paradisiaques de la Polynésie française pour deux ans. Ces voyageurs aguerris ont un surnom: les «professionnels de l’outre-mer».
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