Cela fait trois ans que le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a pris le pouvoir par un coup d’Etat militaire au Niger. Après l’engouement des débuts, que pensent les jeunes Nigériens de la situation du pays, aujourd’hui qu’ils ont un peu de recul ?
Ces jeunes ont, dans une grande proportion, soutenu le coup d’Etat militaire. Dans les assemblées des jeunes, les « fadas », le sujet continue d’alimenter les discussions. Certains, à l’image de Fadila, estiment que la situation est en train de se stabiliser après les soubresauts des premières années.
« C’est vrai qu’au début, on avait eu peur, parce que on a tendance à dire qu’un coup d’Etat n’a jamais été un bénéfice pour un pays. A un moment donné, ce n’était pas du tout facile, les salaires ne tombaient pas à temps, la nourriture… tout cela n’était pas facile. Mais maintenant, depuis un moment, ça va dans l’ensemble », estime-t-il.
Des jeunes en première ligne
Pour Abdrahmane, le coup d’Etat du 26 juillet a eu le mérite de replacer les jeunes au centre de la gestion du pouvoir.
« Au début [avant] les jeunes étaient refoulés des instances de décisions. Mais aujourd’hui, nous avons constaté qu’une commission consultative a été créée où les jeunes ont été intégrés donc ça veut dire que la question de la jeunesse a commencé à être prise en compte dans les instances de prise de décision », assure-t-il.
« Ce que nous avons vu juste quelques années après le coup d’Etat, le président du Conseil national de la jeunesse qui était un jeune est aujourd’hui nommé ministre de la Jeunesse, donc pour nous c’est une évolution dans l’implication de la jeunesse. »
Des difficultés à surmonter
Le coup d’Etat du 26 juillet 2023 a été placé sous le sceau de la reconquête de la souveraineté du pays. Pour Mamane Sani, si le programme éducatif adopté depuis lors répond à cette préoccupation, les défis sont encore énormes.
« Ce n’est pas facile. Il y a des difficultés, sur le plan surtout financier, il y a un problème. Sur le marché de l’emploi aussi. Il y a des défis à relever sur tous les plans que ce soit sur le plan sécuritaire, sur le plan social, sur le plan académique, sur tous les plans il y a des défis à relever pour atteindre cette souveraineté », explique-t-il.
A l’occasion de l’anniversaire du coup d’Etat du 26 juillet décrété Journée Nationale de la Souveraineté et du Patriotisme, le gouvernement a demandé aux Nigériens de toutes confessions d’organiser des séances de prières.
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