Les petits plats d’Adrien, les sourires de Pauline : la nouvelle vie de l’emblématique « Café des sports », dans ce village de l’Aveyron

Parmi les nouveautés commerçantes et artisanales récentes à Saint-Cyprien-sur-Dourdou, la nouvelle vie du Café des sports ne risque pas de passer inaperçue. Installés sur leur petite terrasse, Pauline Christolhomme et Adrien Thomas nous disent tout.

En mai, fais ce qu’il te plaît ? En tout cas, en mai 2025, l’emblématique petit « Café des sports » de la place centrale de Saint-Cyprien-sur-Dourdou a rouvert ses portes. Pauline Christolhomme et Adrien Thomas venaient de concrétiser un pari et un rêve : se rapprocher de la nature en rapprochant les gens. L’idée leur trottait dans le cœur depuis longtemps, mais il manquait l’occasion. Et si Pauline était déjà du métier, tenant un petit café au marché des Halles de Toulouse, Adrien pas vraiment, puisqu’avant de se lancer dans la cuisine, il était architecte !

L’an dernier pourtant, ils ont eu vent de l’offre de reprise du café par une amie calédonienne installée ici depuis cinq ans. La Nouvelle-Calédonie oui, parce qu’Adrien y a vécu et en a ramené une culture d’ouverture, de simplicité… et de goûts exotiques, côté culinaire.

Alors ils ont sauté le pas ! En débarquant à Saint-Cyprien, « on a eu un flash total », confient-ils, alors « on a changé de vie ». Ni simple ni évident, mais sur place, les solidarités, toujours vivantes au village, ont permis de franchir les premiers obstacles : accueil chaleureux, aides pour aménager le lieu, local pour loger le matériel, bouche-à-oreille…

Toulouse connexion

Et ce qui les a aussi confortés dans leur entreprise, c’est une cascade de connexions un peu étranges entre Toulouse et Saint-Cyprien : c’est un ami de longue date et client du café des Halles qui se trouve avoir un ami également ici ; c’est cette dame du village rencontrée à Toulouse par un collègue de travail ; ou encore ce jeune de « Saint Cyp » dont le père venait régulièrement aux Halles : « des connexions rigolotes » résume Pauline dans un éclat de rire. C’est sûr que quand le destin fait des coucous, ça encourage bien. Et puis l’amour des gens : « Ce qui nous fait nous lever le matin, c’est l’envie du partage », et elle poursuit : « J’aime fédérer, favoriser les ouvertures, quel que soit l’âge, la catégorie sociale, la culture. » Mais si le couple « adore avoir des gens de passage », il « préfère la vie locale », même si l’hiver évidemment, c’est « plutôt calme ».

Le pari était donc audacieux, quand l’époque semble marquée par l’individualisme, le repli identitaire, oui mais le Café des sports, idéalement placé au cœur du village, avec sa charmante petite terrasse, « c’est un lieu qui depuis toujours appartient à tous ».

Alors, même si les plats proposés sont parfois un peu étranges pour certains : entre shawarma et poisson cru mariné façon Calédonie – bien que la cuisine des familles françaises garde sa place –, des amitiés se forment, des rencontres, parfois un petit concert, et si l’on y regarde de plus près, avec les autres nouvelles ouvertures récentes ou en cours à Saint-Cyprien, on sent que le village tient peut-être son printemps, au propre et au figuré.

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