Lucky : que vaut la nouvelle série d’Apple TV avec Anya-Taylor Joy ?

La mini-série «Lucky» voit Anya Taylor-Joy incarner une arnaqueuse de haut vol piégée par son compagnon, dont elle va tenter de retrouver la trace tout en échappant au FBI et aux hommes de main du caïd lancés à ses trousses. 

Du talent à revendre. Anya Taylor-Joy fait un nouveau détour par le petit écran avec «Lucky», la nouvelle mini-série d’Apple TV dans laquelle elle incarne une voleuse hors pair prise au piège d’une machination qui va la pousser dans ses retranchements, et peut-être, enfin, l’amener à choisir une autre vie. 

Déclinée en sept épisodes d’une rare intensité – dont les deux premiers sont accessibles depuis ce lundi 13 juillet –, cette adaptation du roman éponyme de Marissa Stapley publié en 2021, suit l’histoire de Luciana Armstrong, alias Lucky, que l’on découvre pris en chasse par un agent du FBI. Un flashback nous ramène plusieurs heures en arrière, au moment où la jeune femme et son compagnon, Cary, célèbrent le vol de 10 millions de dollars en liquide, et la vie de rêve qui se profile à l’horizon. 

Pourtant, Luciana sent que quelque chose s’apprête à tourner au vinaigre. Le lendemain d’une soirée endiablée à Las Vegas, elle se réveille seule dans sa chambre d’hôtel, sans argent, sans mari, sa tête dans les journaux télévisés, et un contingent d’agents du FBI arpentant les lieux, et bloquant toutes les issues. Elle croise également le regard d’un homme de main de Priscilla Matheson, la mère de Cary, et le bras droit du caïd Wayne Whittaker, dont l’argent vient de disparaître. 

Lucky est dans une situation intenable, et elle le sait. Elle va alors mettre en œuvre le savoir inculqué depuis son enfance par son père, un arnaqueur professionnel désormais sous les verrous, pour réussir à prendre la fuite. Et essayer de rester en vie alors qu’elle tente de retrouver la trace de son époux. Une course contre la montre qui promet de mettre ses nerfs et son intégrité physique à rude épreuve. 

En pleine crise existentielle

Produit par la société de Reese Witherspoon, Hello Sunshine, «Lucky» offre un rôle taillé sur mesure pour Anya Taylor-Joy. Aussi à l’aise dans les scènes d’action – comme elle l’avait déjà démontré brillamment dans «Mad Max : Furiosa» – que dans le registre des émotions complexes, la comédienne de 30 ans donne une incroyable épaisseur à ce personnage en pleine crise existentielle, elle qui n’a cessé, tout au long de sa vie, d’être trahie par les gens qu’elle aime. 

Il y a un prix à payer à tromper les autres sans cesse, mais ce coût devient insurmontable quand c’est à soi-même que l’on ne cesse de mentir. Lucky parviendra-t-elle à survivre assez longtemps pour s’émanciper de son entourage, tout en faisant face à ses propres limites, même les plus difficiles à affronter ? Cette série étonne par la qualité de sa réalisation, son rythme, et le jeu des acteurs, et s’impose comme l’une des fictions incontournables de l’été. Avec également Annette Bening, Timothy Olyphant et Aunjanue Ellis-Taylor. 

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