« L’utilisation de l’IA dans l’armée doit servir à défendre nos valeurs démocratiques européennes », Antoine Bordes à l’X
L’IA : un outil d’aide à la décision
Devant des élèves polytechniciens en première année du cycle ingénieur, il a répondu avec sincérité à son auditoire. Gestion et confidentialité des données, éthique, financement, prise de décision, robotisation à outrance de l’armée… : les questions étaient nombreuses montrant l’intérêt suscité par les thématiques abordées et les préoccupations éthiques qu’elles soulèvent. « La rapidité apportée par la technologie provoque un vertige auquel nous devons faire attention, explique Antoine Bordes. L’IA facilite le traitement rapide des données, les comparaisons, les déductions, etc., ce qui est très utile dans de nombreux secteurs dont la défense. Mais il s’agit seulement d’une aide, cet outil n’a pas à prendre la décision de faire feu. Cela doit rester dans les mains de l’être humain. En tant qu’ingénieurs, nous pouvons créer des interfaces qui mettent des limites et nécessitent l’intervention de plusieurs experts militaires pour valider une décision. »
Les drones, les robots, les systèmes de pilotage avec de l’intelligence artificielle n’ont pas vocation à remplacer l’humain et à le déresponsabiliser, a-t-il souligné.
« Une armée sans humain est-elle possible ? », s’interroge un étudiant. Même si les technologies permettent de moins exposer les hommes et les femmes des armées, « il est difficile d’imaginer des avions de chasse pilotés uniquement avec de l’IA », précise Antoine Bordes. « À l’avenir, il y aura de moins en moins de pilotes dans les airs, mais potentiellement plus d’avions. Les pilotes seront davantage en retrait pour intervenir en cas de nécessité. Nous allons vers la création de flottes hybrides. »
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