Lutte contre le trafic de drogue au Niger : 9 289 individus, dont 8 000 nigériens et 1 200 de nationalité étrangère interpellés ( Ministre de l’intérieur)

Niamey 21 Avril (ANP)- Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a fait cette annonce lors de son interview à la Radio et Télévision du Niger (RTN), ce mardi 21 avril 2026.

En 2025, selon le Ministre,  »il a été interpellé par exemple 9 289 individus, dont 8 000 de nationalité nigérienne, 1 200 de nationalité étrangère, et récupéré quelque 8 044 kilos, les résines 0,5 kg, les tramadol, plus de 4 millions de comprimés, le diazepam, à peu près 2 millions, et la cocaïne, 56 kg ». 

Il a d’abord souligné que ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur, notamment dans les écoles, suscitant une vive inquiétude chez les parents. Autrefois considéré comme un simple pays de transit, le Niger est aujourd’hui confronté à une réalité plus préoccupante : une consommation croissante de drogues par les jeunes Nigériens.

La drogue passait par le Niger à travers des routes bien connues pour aller soit vers le Maghreb, soit dans les pays du golfe de Guinée. 

 »Mais malheureusement, ces dernières années, le Niger n’est pas seulement un pays de transit. Les jeunes Nigériens commencent à s’adonner justement à cette consommation, ce que nous constatons » a-t-il fait relevé. 

Selon le Ministre de l’intérieur le Niger a enregistré cette année, des saisies qui ont été opérées d’une façon spectaculaire, de cannabis, de cocaïne, des craques, de tramadole, les diazepam. 

 »Donc toutes ces drogues circulent dans ce pays et vous comprenez que quand on parle de tramadole, c’est juste des comprimés très facile à consommer », a fait remarquer le Ministre de l’Intérieur.

Pour contrecarrer cette pratique,  »il faut une sensibilisation, il faut que justement les parents puissent surveiller leurs enfants, il faut que l’État sensibilise au niveau des écoles, au niveau tout simplement de la jeunesse pour qu’il puissent prendre des mesures » a-t-il préconisé, rappelant qu’à leur arrivée, ils ont mis en place  »la brigade des mœurs qui fait un travail remarquable aujourd’hui ».

 »Nous essayons de les soutenir autant que faire se peut pour qu’ils puissent vraiment résoudre ce problème de consommation de drogue, de délinquance juvénile » a-t-il rassuré. 

Le responsable gouvernemental d’annoncer que   »pas plus qu’il y a quelques jours, j’étais en train de discuter un peu avec l’ONU-DC pour pouvoir voir dans quelles mesures, nous pouvons avoir des centres de désintoxication ». 

Cependant, a ajouté le Ministre de l’Intérieur,  »il y a aussi beaucoup de facteurs qu’il faut prendre en compte », citant les travailleurs des mines artisanales qui s’adonnent quotidiennement à la prise de drogue » pour pouvoir travailler.

Pour toujours palier à ce phénomène,  »Il faut qu’on renforce justement la sécurité. Il faut qu’on renforce le dispositif sécuritaire autour des villled, qu’on augmente les effectifs des forces de défense et de sécurité pour pouvoir couvrir justement tout le territoire » a souligné le général de division Mohamed Toumba. 

BAZ/AS/ANP 0192 avril 2026

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