Au Mali, le commerce de l’or artisanal est désormais réglementé par l’Office nationale des substances précieuses.
Cet organisme a été mis en place après le constat d’importants écarts entre les exportations officiellement déclarées et les volumes communiqués par les pays importateurs, selon une annonce du gouvernement.
L’Office malien des substances précieuses supervisera et centralisera les flux commerciaux de l’or, a indiqué mercredi le Conseil des ministres dans un communiqué.
Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, l’exploitation minière artisanale emploie près de 2 millions de personnes sur 350 à 400 sites, mais une grande partie de la production fait l’objet d’un trafic illicite, selon les autorités.
Un rapport de SWISSAID datant de 2024 estimait les exportations maliennes d’or non déclarées entre 30 et 57 tonnes par an, pour une valeur comprise entre 1,98 et 3,77 milliards de dollars.
Le pays a produit environ 300 tonnes d’or non déclaré, d’une valeur de 13,5 milliards de dollars, entre 2012 et 2022, précise le rapport.
L’or est la principale exportation du Mali, les mines industrielles produisant et exportant environ 60 tonnes par an.
À l’échelle mondiale, les producteurs d’or s’efforcent de plus en plus de formaliser l’exploitation minière artisanale, qui représente plus de 20 % de la production mondiale et emploie plus de 10 millions de personnes.
Les exportations d’or du Mali ont atteint 2 750 milliards de francs CFA (4,81 milliards de dollars) en 2025, contre 1 610 milliards de francs CFA l’année précédente, selon l’Institut national de la statistique (Instat).
L’Afrique du Sud a représenté 60,4 % des exportations officielles d’or du Mali, suivie par les Émirats arabes unis et l’Australie, avec respectivement 12,2 % et 12,1 %.
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