Mangues du Sénégal : une campagne d’exportation 2026 prometteuse avec des volumes record attendus

À l’occasion d’une réunion organisée le 20 mai, des représentants du ministère sénégalais de l’Agriculture et de l’Interprofession de la Mangue du Sénégal ont arrêté les principales modalités de la prochaine campagne d’exportation. Parmi les décisions annoncées figurent une revalorisation des prix bord champ ainsi que le renforcement des mesures destinées à réduire les interceptions liées à la présence de mouches des fruits, indique Amadou Ndiaye Seck, directeur d’ANS Inter-Export et membre du conseil d’administration de l’IPSM.

Amadou Ndiaye Seck se montre confiant quant aux perspectives de la saison : « La réunion s’est tenue dans un climat très positif et constructif. Cette année, nous disposons de plusieurs atouts majeurs, notamment une excellente récolte et des conditions de marché favorables. L’ensemble des acteurs de la filière, ainsi que les autorités publiques, sont mobilisés pour assurer le succès de la campagne et anticiper les éventuelles difficultés. »

© ANS Inter-Export

Selon Amadou Ndiaye Seck, la délivrance des certificats phytosanitaires débutera le 2 juin, marquant ainsi le lancement officiel de la campagne d’exportation. « Deux entreprises situées dans des zones de production plus précoces ont obtenu des dérogations et ont déjà commencé à exporter. Cela s’explique principalement par le microclimat spécifique de ces zones situées au centre du pays et non par des pratiques culturales particulières », précise Amadou Ndiaye Seck.

Les autres producteurs des quatre grandes zones de production manguière du Sénégal — le Centre, le Nord, le Sud et les Niayes — commenceront progressivement les récoltes et les expéditions à partir du 2 juin. « À mon avis, la campagne démarrera réellement avec l’arrivée des premiers conteneurs sur le marché européen aux alentours du 15 juin. Nous nous attendons cette année à une saison plus longue en raison des pluies tardives annoncées. La période d’exportation pourrait ainsi s’étendre sur 10 à 11 semaines, contre huit semaines habituellement », poursuit Amadou Ndiaye Seck.

Les opérateurs de la filière se sont également accordés sur une hausse de 20 % des prix de référence bord champ par rapport à la campagne précédente.

Sur le plan des volumes, les perspectives sont particulièrement encourageantes. « Cette année, nous bénéficierons de trois cycles de floraison au lieu de deux et nous prévoyons des volumes exceptionnels. Toutes les conditions semblent réunies pour dépasser le seuil symbolique des 30 000 tonnes exportées, ce qui marquerait le véritable redressement de la filière mangue sénégalaise après plusieurs campagnes compliquées », estime Amadou Ndiaye Seck.

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Les exportateurs sénégalais devraient par ailleurs profiter d’un contexte concurrentiel favorable. La campagne ivoirienne est plus difficile que prévu, tandis que les mangues maliennes restent absentes du marché européen après l’interdiction décidée à la fin de la saison précédente. « Les mangues sénégalaises sont particulièrement attendues cette année. En Europe, l’absence du Mali a laissé un vide que seule l’offre sénégalaise est aujourd’hui en mesure de combler. La situation est similaire au Maroc, où les problèmes de sécurité au Mali ont également perturbé les expéditions de mangues », souligne Amadou Ndiaye Seck.

Plusieurs marchés devraient être particulièrement dynamiques cette saison. « Nos débouchés traditionnels seront au rendez-vous, notamment les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, la Suisse, le Maroc et le Gabon. Les premiers signes de cette forte demande sont déjà visibles, avec des commandes qui arrivent tôt et de manière insistante », ajoute Amadou Ndiaye Seck.

La présence de mouches des fruits, organisme de quarantaine dans l’Union européenne, demeure toutefois le principal risque pour la campagne. Lors de la saison précédente, la Commission européenne avait renforcé sa vigilance face au nombre élevé d’interceptions de cargaisons en provenance du Mali et du Sénégal. Cette situation avait conduit à l’interdiction des exportations maliennes et à un avertissement officiel adressé à la filière sénégalaise.

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Pour éviter une répétition de ce scénario, plusieurs mesures ont été mises en place. « Des actions correctives efficaces sont actuellement déployées afin de tourner définitivement cette page. Le gouvernement sénégalais, COLEAD et l’interprofession travaillent en étroite collaboration pour garantir le bon déroulement de la campagne. Les autorités ont mis à disposition des producteurs les moyens nécessaires pour protéger leurs vergers et poursuivent les inspections sur le terrain ainsi que le suivi phytosanitaire. Cela passe également par une responsabilisation accrue des producteurs et des exportateurs, ainsi que par la mise en place d’un système de surveillance quotidien. Des inspecteurs du ministère de l’Agriculture seront présents aussi bien dans les vergers que dans les stations de conditionnement, dont les capacités techniques ont été significativement renforcées cette année », explique Amadou Ndiaye Seck.

L’une des principales mesures adoptées concerne directement les exportateurs. « Il a été convenu entre l’interprofession et les autorités que tout exportateur dont les expéditions feront l’objet de deux interceptions se verra interdire toute nouvelle exportation au cours de la campagne », indique Amadou Ndiaye Seck.

Malgré ce contexte exigeant, ANS Inter-Export aborde la saison avec confiance. « Chez ANS Inter-Export, nous entamons cette campagne avec une production irréprochable et des certifications couvrant l’ensemble de notre chaîne d’approvisionnement, notamment GlobalG.A.P., SMETA, GRASP et Agriculture Biologique », conclut Amadou Ndiaye Seck.

Pour plus d’informations :
Amadou Ndiaye Seck
A.N.S Inter-Export
Tél. : +221 70 645 54 95
[email protected]

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