À l’issue du 20ᵉ Congrès des élus, consacré le 24 juin à la crise de l’eau en Guadeloupe, quatre résolutions ont été adoptées pour accélérer le redressement du service public de l’eau. Mais un autre sujet continue de faire réagir : l’absence de Michel Hotin. Le maire du Gosier et président de la Communauté d’agglomération de la Riviera du Levant (CARL), dont les communes figurent parmi les plus durement touchées par les coupures d’eau, n’a pas pris part aux travaux organisés à Basse-Terre.
Une absence qui n’a pas manqué de faire réagir l’opposition gosérienne.
Elle dénonce une situation « inadmissible », estimant que le président de la Communauté d’agglomération de la Riviera du Levant (CARL) aurait dû être présent à ce rendez-vous important, d’autant que le territoire figure parmi les plus touchés par les coupures d’eau. Même tonalité du côté de Jocelyne Virolan, qui évoque une incompréhension totale, pointant à la fois l’absence de représentation du territoire et le signal envoyé lors de ce congrès.
De son côté, Michel Hotin avance une autre explication : il affirme ne pas avoir été invité en sa qualité de président de la CARL. Une version contestée par le cabinet du président du Conseil départemental, qui assure que les choses ont été faites dans les règles et que le président de la CARL a bien été convié, dans les mêmes conditions que les autres présidents d’EPCI.
Alors, simple malentendu protocolaire ou véritable faux pas politique ?
Si Michel Hotin n’était pas le seul maire ou président d’intercommunalité absent lors de ce congrès, son absence est celle qui a le plus fortement alimenté les réactions, notamment au sein de l’opposition gosérienne.
Sur le fond, cette absence n’a aucune incidence sur les travaux du congrès. Les résolutions ont été adoptées à une très large majorité et le dossier de l’eau continue d’avancer, aussi bien au sein du SMGEAG qu’au niveau de la commission ad hoc.
En revanche, sur le plan politique, notamment dans la sphère gosérienne, le débat reste ouvert. Une chose est certaine : sauf décision de justice, aucune nouvelle échéance municipale n’est attendue avant 2032, le recours en annulation du scrutin déposé par le candidat malheureux des dernières municipales étant toujours en cours d’examen par la juridiction compétente.
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