Niamey : L’Église catholique du Niger accueille un nouveau prêtre en la personne de l’Abbé Eric Béogo

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C’est dans la joie et le recueillement que la Cathédrale de Niamey a vibré, samedi 4 juillet 2026, au rythme d’une célébration majeure pour l’Église-Famille de Dieu au Niger : l’ordination presbytérale de l’Abbé Eric Béogo. Une cérémonie présidée par Mgr Laurent Lompo, Archevêque de Niamey, devant une assemblée de fidèles venus nombreux soutenir ce nouvel élan pour l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Dans son homélie, l’Archevêque a tenu à saluer la famille biologique de l’Abbé Eric Béogo ainsi que la paroisse Saint Paul de Harobanda, dont il a souligné le rôle actif dans l’éveil des vocations auprès de la jeunesse. Aux côtés du curé de la paroisse, le père Cosme Ahonon, Mgr Lompo a rappelé qu’au-delà de l’ordination de l’Abbé Béogo, cette communauté paroissiale est à l’honneur cette année à travers plusieurs étapes de formation au sein du clergé : une prise de soutane, un acolytat, un parcours en philosophie et une ordination diaconale récente. Autant de signes, selon l’Archevêque, d’une moisson abondante qui appelle à la prière et au soutien constant des vocations, sur les plans spirituel, moral et financier.

Le sens du sacerdoce, entre fermeté et service

S’appuyant sur les textes liturgiques du jour, notamment l’épisode où Josué invite le peuple d’Israël à choisir librement de rester fidèle à Dieu, l’Archevêque a filé la métaphore du guide spirituel. Devenir prêtre, a-t-il expliqué, c’est devenir un homme habité par la puissance divine, appelé à accompagner les autres vers le chemin du bonheur, sans jamais chercher la facilité ou la complaisance. Il a mis en garde contre la tentation de certains pasteurs de privilégier une harmonie de façade avec leurs paroissiens au prix du silence sur des vérités essentielles, insistant au contraire sur la nécessité de dire la vérité dans l’amour, à l’image du Christ.

Reprenant l’épisode évangélique du discours de Jésus sur le pain de vie, Mgr Lompo a évoqué les deux réactions possibles face à un enseignement exigeant : celle du rejet et de l’incompréhension, et celle de la foi confessante de Simon Pierre. Il a exhorté le nouvel ordonné à se préparer à être, lui aussi, parfois incompris dans son ministère, tout en restant ferme dans sa mission d’enseignement et de témoignage.

Une vie donnée pour l’Église et pour la société

L’Archevêque a enfin insisté sur la dimension oblative du sacerdoce : à l’image du Christ qui livre sa vie par amour, le prêtre est appelé à faire de son existence une offrande, à travers l’enseignement de la Parole et la célébration de l’Eucharistie, sommet de la vie chrétienne. Il a conclu son homélie en confiant l’Abbé Eric Béogo à la grâce du Seigneur, formant le vœu que ses prédications, son témoignage de vie et son engagement soient, dans l’Église comme dans la société nigérienne, des signes de paix à la suite du Christ.

Un sacrement au cœur de la vie de l’Église

L’ordination presbytérale est, dans la tradition catholique, le sacrement par lequel un homme est établi prêtre pour le service du peuple de Dieu. Conféré par l’évêque à travers l’imposition des mains et la prière consécratoire, ce sacrement confère au nouvel ordonné le pouvoir de célébrer l’Eucharistie, d’administrer les autres sacrements — hormis ceux réservés à l’évêque — et de prêcher la Parole. Elle marque, pour le récipiendaire comme pour la communauté, l’aboutissement d’un long parcours de discernement et de formation au séminaire, et un engagement définitif au service de l’Église.

Avec cette nouvelle ordination, le diocèse de Niamey voit ainsi son presbyterium s’enrichir d’un nouveau collaborateur, dans un contexte où l’Église catholique au Niger poursuit ses efforts de promotion des vocations sacerdotales et religieuses au sein de la jeunesse.

Abandé Moctar

Correspondance particulière

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