Nice privée de JO 2030: « Il n’y a pas de politisation du dossier », estime la ministre des Sports Marina Ferrari

La ministre des Sports Marina Ferrari a rejeté lundi sur TF1 toute « politisation du dossier » des JO 2030 après l’annonce par les organisateurs d’un repli des épreuves de glace vers Lyon au détriment de Nice.

La ministre des Sports réfute toute dimension politique. Vendredi, les organisateurs des JO Alpes 2030 ont acté le transfert vers Lyon de tout le pôle glace – hockey, patinage artistique, curling, short-track – initialement prévu à Nice.

Une décision prise après le refus du nouveau maire de la ville, Eric Ciotti, d’installer une patinoire temporaire dans le stade de football de l’Allianz Riviera. L’édile UDR de Nice avait dénoncé vendredi soir « un choix politicien ». « On a préféré une ville d’extrême gauche à Nice pour sanctionner les Niçois », selon ses propos.

« La décision aurait été exactement la même si ce n’était pas un maire d’extrême-droite? » a demandé lundi le journaliste de TF1 à Marina Ferrari: « oui, la décision aurait été exactement la même, je tiens absolument à redire qu’il n’y a pas de politisation du dossier, nous sommes en train d’organiser des Jeux olympiques d’hiver, ça implique la Nation toute entière », a répondu la ministre des Sports.

Une décision prise pour éviter les surcoûts

Pour Marina Ferrari, concernant le stade de l’Allianz Arena, « le maire de Nice a pris une décision, il l’avait annoncé pendant sa campagne, donc ce n’était pas une surprise. C’est son choix, on parle aujourd’hui de 3 à 6 matches qui auraient été impactés de l’OGC Nice ». « En toute franchise, nous avons audité toutes les possibilités alternatives, force est de constater que c’était à chaque fois des surcoûts très importants, voire parfois des difficultés techniques qui faisaient que nous n’étions pas en mesure d’assurer la tenue des épreuves », a-t-elle ajouté.

La ministre a souligné que, « pour des questions sportives que tout le monde peut comprendre, scinder en deux les épreuves de glace, créer un pôle supplémentaire était de nature à alourdir la facture, à pénaliser les résultats des athlètes et à gréver le coût écologique du projet ». « J’ai été assez contrariée de devoir abandonner le pôle de Nice car je crois que c’était une magnifique vitrine pour le pays, mais nous avons tiré le constat: une impossibilité technique et financière d’organiser ces épreuves à Nice sans l’utilisation de l’Allianz Riviera », a résumé Marina Ferrari.

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