L’impact de cette fermeture pour l’économie nigérienne est réel. Le pétrole nigérien coule toujours dans le pipeline via le Bénin, soutenant la croissance de l’économie nigérienne, mais la route entre Gaya et Malanville, au Bénin, reste fermée, entrainant notamment des pertes de recettes liées aux droits de douane.
Ibrahim Adamou Louché, économiste et auteur du livre Le Niger : à quand le déclic ? se réfère à certains points comme « le problème d’approvisionnement, notamment en denrées essentielles comme riz, produits pharmaceutiques et autres. Compte tenu du fait que les délais s’allongent, cela se traduit souvent par des pénuries, et souvent aussi, vous avez tout ce qui est intrants. Toutes ces pénuries ont tendance à ralentir la production de certaines entreprises, ce qui se traduit par des chômages partiels. Cela a aussi des répercussions sur la consommation. »
Gamatié Mahamadou, secrétaire général de l’Union des travailleurs du transport et assimilés du Niger, rappelle que Cotonou est le port naturel du Niger. Même s’il n’y a pas de date de réouverture, le récent rapprochement politique lui redonne espoir : « Bien sûr que cela nous semble long mais, comme on le dit, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Déjà, de part et d’autre, il y a cet engagement politique et donc, notre espoir, c’est qu’ils continuent à discuter. »
Le FMI a estimé, cette semaine, que l’économie nigérienne fait preuve de résilience, avec une croissance prévue autour de 7% cette année, notant toutefois plusieurs points à prendre en compte comme l’aggravation des menaces sécuritaires, la volatilité des prix des produits de base, mais aussi la fermeture de la frontière avec le Bénin.
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