Perquisition majeure de la GRC dans la première Nation malécite du Madawaska

Initiative de journalisme local

Une perquisition majeure a eu lieu dans la Première Nation malécite du Madawaska, le week-end dernier.

Cette intervention policière fait partie d’un déploiement d’envergure qui s’est produit dans trois provinces, dont le Nouveau-Brunswick. Les deux autres étaient la Nouvelle-Écosse et l’Ontario.

Selon Marie-Pierre Guertin, porte-parole de la GRC, six sites ont été perquisitionnés dimanche, dont deux au Nouveau-Brunswick, plus précisément sur le territoire de la Première Nation malécite du Madawaska.

L’intervention menée par des agents fédéraux de la GRC pour l’est du Canada visait le crime organisé, le trafic de cannabis et le blanchiment d’argent. Tous les sites frappés sont liés à la même enquête.

Pour l’instant, Mme Guertin n’a pas voulu donner de détails sur ce qui a été saisi dans chaque endroit et s’il y a eu des arrestations. Un grand nombre de policiers ont participé à l’intervention.

Le dossier fait toujours l’objet d’une enquête. D’autres informations pourraient être dévoilées prochainement.

L’une des saisies qui ont été effectuées sur le territoire de la PNMM a eu lieu dans un entrepôt. Il s’agit d’une entreprise privée, qui exerce ses activités commerciales dans des locaux loués, agissant plutôt en tant que grossiste pour d’autres magasins.

La chef de la PNMM, Patricia Bernard, n’a pas été en mesure de répondre à notre demande d’entrevue avant la publication de l’article.

Comme bien des commerces de vente de produits du cannabis qui se trouvent au sein d’une communauté autochtone, ceux de la PNMM font des affaires avec l’autorisation du conseil de bande.

La PNMM a même adopté un document légiférant la vente de cannabis et de tabac sur son territoire en 2023. En résumé, le document indique que la Première Nation n’a pas à recevoir l’aval des gouvernements fédéral et provincial pour vendre des produits comme le cannabis et le tabac.

«La présente loi a pour objet d’assurer le confort, la santé, la sécurité, le bien-être et la protection de la Première Nation des Malécites de Madawaska, de ses membres, de sa communauté, de ses terres, de ses bâtiments et de ses ressources, par le biais de l’octroi de licences et de la réglementation du cannabis et du tabac sur le territoire de la Première Nation des Malécites de Madawaska».

Cela se traduit notamment par la réglementation de la culture, la production, la fabrication, la distribution, le transport, le stockage, la vente, l’achat, la promotion, la mise en vente et la consommation de cannabis, de tabac et de produits connexes sur les terres de la PNMM.

On dit aussi vouloir garantir un approvisionnement sûr et réglementé en cannabis et en tabac soumis à un contrôle de qualité, et promouvoir des marchés du cannabis et du tabac stables et bien réglementés, excluant toute implication dans des activités criminelles.

Cette situation fait en sorte que les communautés autochtones sont souvent à couteaux tirés avec les autorités gouvernementales qui affirment que seuls les points de vente de cannabis légaux – comme Cannabis NB – peuvent vendre ces produits.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.