PÉTITION NATIONALE : Pour la liberté capillaire des élèves du Burkina FasoAdressée au Ministère de l’Éducation Nationale du Burkina FasoNous, élèves, parents, citoyens et amis du Burkina Faso, demandons la révision immédiate de l’arrêté du 10 mars 2025 imposant des coiffures uniformes (cheveux rasés pour les garçons, nattes simples pour les filles) dans les établissements scolaires du secondaire. Nos cheveux crépus, nos tresses, nos nattes et nos coiffures traditionnelles ne sont pas des « fantaisies ».
Ils sont le reflet de millénaires de culture africaine, transmis de mère en fille, de père en fils. Imposer une coupe à ras, c’est effacer notre identité, c’est renier l’héritage de nos ancêtres.Argument culturelEn Afrique, la coiffure a toujours été bien plus qu’une esthétique. Elle identifiait l’ethnie, le statut social, les rites de passage (baptême, mariage, deuil).
Les tresses et nattes ancestrales sont inscrites dans notre patrimoine immatériel. Les forcer à disparaître des écoles, c’est amputer notre mémoire collective.Argument de développementUn jeune qui se sent bien dans sa peau et fier de son identité apprend mieux, s’engage davantage et devient un citoyen constructeur.
L’école doit être un lieu d’épanouissement, pas de dépersonnalisation. L’Afrique qui se développe est une Afrique qui assume ses racines.Argument historiqueSous l’esclavage et la colonisation, on rasait la tête des Africains pour effacer leur identité. Aujourd’hui, imposer le rasage à nos enfants réactive cette blessure. Nous refusons que l’école reproduise ce schéma de domination symbolique.
Notre demande Autoriser les coiffures naturelles, les tresses traditionnelles et les styles afro dans les écoles, sous réserve d’hygiène et de propreté. L’uniformité ne se mesure pas à la longueur des cheveux, mais à l’égalité des chances et au respect de chacun.« Nos cheveux, notre histoire, notre fierté »Mouvement des élèves du Burkina Faso — 2026-2027
Crédit: Lien source