Le quartier Dillon à Fort de France traine souvent une mauvaise réputation. Pourtant, ce quartier populaire a une histoire très riche.
Sur les terres de l’ancienne habitation de la distillerie de Dillon, c’est toute une ville qui voit le jour dans le tournant des années 1960. D’abord, les habitats collectifs construits par la SIMAR pour faire face à l’exode rural vers le chef-lieu. Dillon est une véritable ville dans la ville avec son pitt, son stade municipal (Pierre Aliker), son marché et ses nombreux commerces.
Mélody Moutamalle n’est pas avare d’anecdote sur le quartier. Cette médiatrice historique et culturelle se passionne pour l’histoire de son territoire : « J’avais travaillé sur certains quartiers dont Dillon […] Le pitt de Dillon, ça a été un coup de cœur la première fois que j’y suis rentré« .
Ce circuit mémoriel permet de découvrir tous ces lieux emblématiques à travers la mémoire de ces habitants.
Un parcours qui n’oublie pas de mettre en lumière les initiatives artistiques du quartier, comme les fresques réalisées par le colletif « Art Mada » sur les tours du quartier.
« Anba Dillon » nous présente également quelques figures du quartier, comme Makeda. Il a installé la première communauté rasta de Martinique sur les berges de la Rivière Monsieur.
Une visite patrimoniale et culturelle qui change le regard sur Dillon.
« Je me suis inscrite par curiosité […] c’est une bonne initiative pour les jeunes comme moi, ça nous permet d’en savoir un peu plus sur l’histoire, sur le quartier. Ça serait qu’on le fasse pour les autres quartiers de Fort-de-France. »
Hacheley Jasmin, participante du circuit « Anba Dillon »
Une première réussie pour l’association qui espère renouveler chaque année ce concept.
Pour aller plus loin : l’évènement « foyal Noir » organisé par Mélody Moutamalle de LimièKilti. Un circuit sur les traces visibles et invisibles de l’esclavage dans le centre-ville de Fort-de-France prévu le 23 et le 30 mai 2026 (9h30 ou 11h).
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