Plus d’agents déployés pour lutter contre la vente illégale du homard

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick déploie des agents supplémentaires pour lutter contre la vente non déclarée de homards.

Le budget provincial présenté récemment comprend 667 000 $ pour le ministère de la Justice et de la Sécurité publique afin de financer un poste de coordonnateur et quatre postes d’agents d’application de la loi. C’est un projet pilote d’un an.

Le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches n’avait jusque là que deux agents qui n’avaient pas les mêmes droits que ceux du ministère de la Justice et de la Sécurité publique.

C’est pour ça qu’on a fait un partenariat avec la Sécurité publique. Eux autres, ils ont toute l’autorité nécessaire pour faire les vérifications et des saisies s’il le faut, précise le ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, Pat Finnigan, durant une entrevue accordée le 7 mai.

Pat Finnigan est ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches.

Photo : Zoom

Le ministère des Pêches et des Océans du Canada (MPO) vérifie les débarquements des pêcheurs. Les autorités provinciales, pour leur part, réglementent les acheteurs, les usines de transformation et toute la chaîne d’approvisionnement, explique Pat Finnigan.

Pour une pêche au homard durable

Pat Finnigan donne un aperçu des tâches des nouveaux agents.

On veut s’assurer que ce qui a été enregistré par le MPO continue, que les chiffres de l’acheteur sont les mêmes, et que l’acheteur a une traçabilité pour apporter ça dans toute la chaîne jusqu’à la transformation.

Les autorités espèrent empêcher l’ajout de homards non déclarés dans la chaîne d’approvisionnement. Le gouvernement provincial estime que de 10 à 30 % des homards débarqués au Nouveau-Brunswick ne sont pas déclarés, ce qui lui fait perdre des revenus fiscaux de 5 à 7 millions de dollars.

De plus, les marchés européens et américains exigent de plus en plus la traçabilité du homard. Alors, il faut être responsable et montrer qu’on fait notre part pour assurer la durabilité, souligne M. Finnigan.

Les nouveaux agents suffiront-ils pour faire toutes les vérifications nécessaires dans la province? C’est déjà cinq personnes de plus que l’année dernière, fait valoir Pat Finnigan.

Il y aura des répercussions si les acheteurs se font prendre avec de faux documents, et on veut que le mot se passe. On ne l’aura peut-être pas à 100 % cette année, mais il faut que le mot se passe sur les quais que ce n’est plus acceptable.

Son gouvernement prépare un projet de loi qui donnera plus de contrôle et plus de mordant dans la lutte contre la pêche illégale, ajoute M. Finnigan, sans préciser l’échéancier pour cela.

D’après les renseignements de Nicolas Steinbach

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