Pourquoi Air France abandonne définitivement sa liaison historique vers le Mali
La profonde fracture géopolitique entre Paris et les gouvernements militaires du Sahel vient de franchir un cap irréversible avec l’annonce de la fermeture définitive de l’agence d’Air France à Bamako le 30 juin 2026, scellant la fin de la présence historique du pavillon français au Mali.
Cette décision radicale fait directement écho au boycott systématique de l’influence française décrété par la junte malienne, une crise bilatérale majeure qui avait déjà provoqué la suspension des liaisons aériennes directes vers la capitale en 2023.
Si le bureau local était resté ouvert jusqu’alors pour commercialiser des billets permettant aux clients de s’envoler depuis les États voisins, l’enlisement sécuritaire global lié à la poussée de mouvements islamistes radicaux — qui ont poussé l’armée française dehors — interdit désormais tout espoir de reprise, actant un abandon total des routes aériennes qui frappe également Ouagadougou au Burkina Faso et Niamey au Niger après deux ans de paralysie.
Ce désengagement d’Air France, qui régnait autrefois en maître sur la région avec notamment sept fréquences hebdomadaires vers le Mali, redistribue radicalement les cartes du ciel ouest-africain : la compagnie Turkish Airlines s’impose désormais comme le principal substitut pour capter ce trafic stratégique, tandis que l’autre opérateur français Corsair a lui aussi été contraint de suspendre définitivement ses opérations après avoir tenté de maintenir ses lignes un peu plus longtemps.
PR

Crédit: Lien source