À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, l’association IDSanté, en partenariat avec l’Université de Guyane, le Crous et l’UNEF, organise ce jeudi (28 mai) des collectes solidaires afin de sensibiliser le grand public à la précarité menstruelle et de récolter des produits d’hygiène essentiels.
Deux points de collecte sont mis en place : l’un à Montjoly 2 et l’autre au Grand Matoury, depuis 15h. Les organisateurs invitent la population à faire don de protections périodiques telles que des tampons, des serviettes hygiéniques ou encore des culottes menstruelles. La distribution des protections collectées se fera demain à l’université.
Une précarité qui touche deux millions de Françaises
Cette mobilisation intervient dans un contexte où la précarité menstruelle touche encore de nombreuses femmes en France. Près de deux millions de Françaises rencontrent des difficultés pour se procurer des protections hygiéniques pendant leurs règles en raison de contraintes financières.
L’achat de serviettes, de tampons ou d’antidouleurs représente en moyenne entre 10 et 15 euros par mois, soit jusqu’à 150 euros par an, selon la Caisse d’allocations familiales. Les étudiantes, les mères célibataires, les femmes sans domicile fixe ou encore les détenues figurent parmi les publics les plus exposés à cette précarité.
Pour un accès gratuit aux protections
Face à cette situation, des organisations féministes, étudiantes et syndicales réclament depuis plusieurs années un accès gratuit aux protections périodiques. À ce jour, l’Écosse reste le seul pays au monde à avoir instauré, depuis 2020, la gratuité universelle des protections menstruelles comme mesure de santé publique.
En France, plusieurs dispositifs ont toutefois été mis en place pour les étudiantes. Depuis la dernière rentrée universitaire, les protections réutilisables bénéficient d’un remboursement à hauteur de près de 60 % par l’Assurance maladie, le reste étant pris en charge par les mutuelles. Des distributions gratuites de protections périodiques sont également organisées dans certaines universités.
À travers cette journée de collecte et de sensibilisation, les partenaires espèrent briser les tabous autour des menstruations tout en apportant une aide concrète aux personnes les plus vulnérables.
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