Prix de l’essence : un retour progressif au prix d’avant la crise

C’est la conséquence de la baisse des prix du pétrole et donc des prix à la pompe. Ce matin, le baril de Brent de la mer du Nord cote autour de 72 dollars, le niveau des prix avant le blocage du détroit d’Ormuz. Franchement, personne n’avait parié sur un recul aussi rapide.

Dans les stations-service, les prix restent au-dessus des prix d’ « avant ». Mais ils ne sont plus du tout dans les étiages stratosphériques d’il y a quelques semaines. Le résultat, c’est qu’en juin, la consommation de carburants n’a -c’est çà- pas été très loin de la normale.

Elle s’est inscrite, selon les données des Douanes transmises hier par Bercy, en baisse de 4% par rapport à juin 2025. En mai, les chiffres équivalents : -14% ; et en avril : -11%. Pourquoi les Douanes ? Parce que ce sont elles qui prélèvent les taxes.

Pourquoi « presque » retour à la normale ?

Parce que -4%, çà n’est pas zéro et qu’on ne sait pas l’effet de la canicule sur les trajets : il y a eu davantage de télétravail mais aussi plus de déplacements vers des zones plus tempérées.

Bref, au total, les Français ont repris le volant.

Un autre virage a eu lieu en fin de printemps.

Le virage électrique

Cette fois, les ventes de véhicules 100% électriques décollent. En juin, elles ont représenté 30% du marché du neuf. C’était 17% il y a un an. L’offre de modèles est plus riche, les prix diminuent et les entreprises y ont fiscalement intérêt.

Les professionnels pensent que le mouvement va continuer, au point que Renault a annoncé cette semaine son intention d’augmenter sa production de « wattures » – wattures comme watts. Peut-on imaginer que les canicules à répétition font réfléchir et dirigent vers l’électrique ?

Hum, pas certain. Car c’est la leçon de ces événements est que ce n’est pas la morale qui compte mais l’intérêt bien compris des consommateurs. Ce sont les prix à la pompe qui font réfléchir, pas la pollution.

Vous voulez ajouter ce matin une tout autre information.

La présidente de la Banque centrale européenne, la Française Christine Lagarde, se dit prête, dans une interview aux Échos, à quitter de façon anticipée son poste pour porter une voix européenne dans la campagne présidentielle (bon, pas comme candidate). En clair, si elle estime que l’existence de l’euro est menacée. Une parole qui a du poids.


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