L’ex-président du Centre national du cinéma a été condamné en première instance à trois ans de prison, dont un ferme, pour avoir agressé sexuellement son filleul.
La cour d’appel de Versailles a renvoyé lundi au 3 juillet le délibéré concernant Dominique Boutonnat, ex-président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) qui avait été condamné en première instance pour avoir agressé sexuellement son filleul, a appris l’AFP de sources proches du dossier.
La nouvelle date du 3 juillet peut encore évoluer, ajoutent ces mêmes sources, qui n’ont pas souhaité expliciter la raison de ce renvoi. Le parquet général avait requis le 4 mai trois ans de prison dont un ferme, la même peine qu’en première instance, soulignant la « posture de déni » de Dominique Boutonnat.
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Démission du CNC
Durant l’audience comme en première instance en 2024, Dominique Boutonnat, qui était avant sa condamnation l’une des figures les plus influentes du cinéma français, a nié les faits.
Il avait démissionné en juin 2024 du CNC, structure chargée, entre autres, de gérer la prévention des violences sexuelles dans l’industrie cinématographique, après sa condamnation. Son filleul, 20 ans au moment des faits, l’accuse de l’avoir agressé lors de vacances en Grèce en août 2020 dans la maison de campagne de Dominique Boutonnat.
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