Propos racistes à l’encontre de Kylian Mbappé : la ministre des sports affirme avoir reçu des excuses du gouvernement paraguayen
« Camerounais colonisé, faisant semblant d’être Français », « Au lieu du lait maternel, il tétait des noix de coco », « La chose la plus instruite qu’il n’ait jamais entendue, ce sont des chimpanzés » et plus récemment « ce fils de p*te ». Depuis la victoire de l’équipe de France face au Paraguay en Coupe du monde, Celeste Amarilla, sénatrice paraguayenne, multiplie les insultes et les propos à caractère raciste à l’encontre du capitaine des Bleus, Kylian Mbappé. Si la parlementaire avoue n’avoir « aucune raison de s’excuser », ce n’est pas le cas du gouvernement paraguayen. « Oui, nous avons reçu des excuses du gouvernement », affirme la ministre des Sports ce jeudi 9 juillet 2026 sur France Info. « Ils ont dit que cela ne représentait absolument pas les valeurs portées par le pays », relate-t-elle.
La ministre a tenu à dénoncer à nouveau ces agissements. « Elle a fait plus que gâcher cette fête, ces propos étaient absolument abjects. C’est pourquoi j’ai tenu à les dénoncer », déplore-t-elle. Elle ajoute : « Je trouve que quand on est un responsable politique, ce n’est juste pas possible de tenir de tels propos aujourd’hui.«
Face aux propos de Celeste Amarilla, Kylian Mbappé se défend
Quelques heures après cette déclaration de Celeste Amarilla, le joueur a tenu à réagir sur ses réseaux sociaux afin de ne pas laisser « des gens comme elle » propager « leur haine et leur racisme ». « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction. Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition. Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisé durant cette coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire image possible de son pays », a-t-il partagé sur Twitter.
La sénatrice a jugé sa réponse misogyne. « J’exige que tu te rétractes et que tu me présentes des excuses. Moi non plus, je ne tolérerai pas ta violence, tu ne me connais pas, tu n’as aucune idée de qui je suis. […] Tu me méprises en raison de mon genre, tu m’offenses parce que je suis une femme », avait-elle répondu. À l’heure actuelle, le procureur de Paris a été saisi à ce sujet.
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